Close Menu
DAKARMATINDAKARMATIN
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
Facebook X (Twitter) Instagram
Urgent
  • Scandale dans les états civils au Sénégal : la fraude à l’identité juridique, une menace grave contre l’état de droit
  • Mame Mbaye Niang réclame 500 millions à Sonko : l’affaire évoquée aujourd’hui en audience de répartition…
  • « Il faut une justice qui ne soit ni partiale, ni partielle, ni vengeresse » (Me Sidiki Kaba)
  • Navigation sur le fleuve Sénégal : les travaux annoncés pour avril 2026
  • Indemnité de logement : le geste fort du chef de l’Etat en faveur de 16 000 agents de l’État
  • CAN féminine 2026 : le Maroc renonce à l’organisation à 44 jours du coup d’envoi !
  • Bamba Dieng veut : « disputer une deuxième coupe du monde »
  • Seyni Awa Camara (1945-2026) :Une artiste au-delà du mythe
  • Le Djolof, matrice du pouvoir et de l’identité sénégalaise
  • Marché central aux poissons de Thiès : précisions du ministère des Pêches sur le projet
  • Hommage à Abdoulaye Wade : une grande artère de Dakar rebaptisée au nom du « Bâtisseur »
Facebook X (Twitter) Instagram
DAKARMATINDAKARMATIN
Bannière Dakar
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
DAKARMATINDAKARMATIN
Home»Actualités»Le Djolof, matrice du pouvoir et de l’identité sénégalaise
Actualités

Le Djolof, matrice du pouvoir et de l’identité sénégalaise

By Dakar Matin2 février 2026Aucun commentaire
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Bien avant que les frontières modernes ne délimitent le Sénégal, ce territoire était animé par des royaumes puissants, unis par la parole, la mémoire et l’équilibre des forces. Au cœur de cette mosaïque politique, entre la fin du 1200 et le début du 1300, naquit un empire fondateur : le Djolof. Plus qu’un simple État, il devint le creuset d’une organisation sociale, politique et culturelle dont l’empreinte façonne encore l’identité sénégalaise.

Le Djolof surgit alors que l’empire du Mali amorçait son déclin. Entre les fleuves Sénégal et Gambie, les Wolofs affirmaient progressivement leur unité. Selon la tradition, l’empire fut fondé par Ndiadiane Ndiaye, un homme à la frontière du mythe et de l’histoire, capable de résoudre les conflits par la sagesse plutôt que par la force. Soutenu par Maad a Sinig Maysa Wali, roi du Sine, Ndiadiane Ndiaye devint le point de convergence des pouvoirs wolofs et bâtit un État original, fondé sur la fédération et l’adhésion plutôt que sur la conquête brutale, régnant de 1350 à 1370.

La structure politique du Djolof était innovante pour son époque. Le Buur-ba, empereur suprême, régnait depuis l’intérieur des terres, tandis que les royaumes vassaux , Waalo, Cayor, Baol, Sine, Saloum, et même une partie du Fouta-Toro et du Bambouk , gardaient leur autonomie tout en reconnaissant l’autorité du Djolof, versant tribut et participant aux décisions majeures. Le territoire était divisé en lamanats dirigés par des lamanes, détenteurs de l’autorité foncière et spirituelle. Le kangame, chef des lamanes, jouait un rôle central dans l’élection du souverain, garantissant un système politique basé sur la concertation et le respect des traditions.

La société djolofienne reflétait cette organisation. Au sommet, les geer, nobles dont étaient issus les garmi, seuls éligibles à la royauté, occupaient la première place. Les jaambuur, hommes libres et commerçants, animaient la vie économique. Les autorités spirituelles, qu’il s’agisse de prêtres traditionnels ou de marabouts musulmans, guidaient la communauté et arbitraient les conflits. Les artisans , forgerons, tisserands, tanneurs, menuisiers , assuraient la prospérité matérielle de l’empire, tandis que les griots, gardiens de la mémoire, racontaient l’histoire, chantaient les exploits des rois et transmettaient la généalogie des familles. Les captifs intégrés à la société participaient activement à la vie économique et militaire, consolidant la force de l’État.

Le Djolof se distinguait également par un pluralisme religieux rare pour l’époque. La tradition ceddo, fondée sur les cultes anciens, cohabitait avec l’islam, introduit dès le 1300 par des érudits mandingues, soninkés, peuls et maures. Cette dualité façonna une culture spirituelle riche et complexe, qui perdura jusqu’au 1800 lorsque l’islam s’imposa progressivement sous l’influence de figures telles qu’El Hadj Malick Sy et Cheikh Ahmadou Bamba.

L’empire connut son apogée entre le 1300 et le 1400. Il contrôlait les routes commerciales transsahariennes, développait l’agriculture et l’élevage et protégeait ses territoires grâce à un réseau de fortifications appelé tata. Les premiers contacts avec les Portugais introduisirent chevaux, armes et échanges commerciaux, renforçant la puissance militaire du Djolof, capable de mobiliser des dizaines de milliers de guerriers.

L’histoire des souverains se lit comme une fresque vivante : Ndiadiane Ndiaye de 1350 à 1370, Sare Ndiaye de 1370 à 1390, Ndiklam Sare Ndiaye de 1390 à 1420, Tioukouli Ndiklam Ndiaye de 1420 à 1440, Leeyti Tioukouli Ndiaye de 1440 à 1450, Ndièlene Mbey Leeyti Ndiaye de 1450 à 1465, Birahim Ndieme Eter Ndiaye de 1465 à 1481, Tase Daagulen Ndiaye de 1481 à 1488, Birahim Kuran Kan Ndiaye de 1488 à 1492, Boukaar Biye Sungoule Ndiaye de 1492 à 1527, Birayma Ndieme Kumba Ndiaye de 1527 à 1543, et Leelé Fouli Fak Ndiaye de 1543 à 1549, dernier empereur de l’unification.

Dès le 1500, l’empire connut ses premiers affaiblissements. Les conflits de succession fragilisaient l’autorité centrale, tandis que les royaumes côtiers enrichis par le commerce atlantique aspiraient à l’indépendance. La conquête du Fouta-Toro par Koli Tenguella accentua les déséquilibres. Après l’éclatement de l’empire, Al Bouri Penda Ndiaye régna de 1549 à 1566, Laat-Samba Ndiaye de 1566 à 1597, Gireun Bouri Dyelen Ndiaye de 1597 à 1605, Birahim Penda Ndiaye de 1605 à 1649, Birahim Mba Ndiaye de 1649 à 1670, Bakar Penda Ndiaye de 1670 à 1711, Baakane Tam Gane Ndiaye de 1711 à 1721, Al Bouri Diakher Ndiaye de 1721 à 1740, Birayamb Ndiaye de 1740 à 1748, Birawa Keme Ndiaye de 1748 à 1750, Laat Kodou Ndiaye de 1750 à 1755, Baka Tam Bouri Niabou Ndiaye de 1755 à 1763, Mba Kompass Ndiaye de 1763 à 1800, Mba Bouri Niabou Ndiaye de 1800 à 1818, Birayamb Koumba Gueye Ndiaye de 1818 à 1838, Al Bouri Tam Ndiaye de 1838 à 1845, Baka Kodou Ndiaye de 1845 à 1847, Birayamb Arame Ndiaye de 1847 à 1849, Birahima Penda Ndiaye, Mbanyi Paate Ndiaye et Lat-Kodou Ndiaye en 1849, Birayamb Madjiguène Ndiaye de 1850 à 1855, Al Bouri Peya Ndiaye de 1855 à 1856, Baakane Tam Yaago Ndiaye de 1856 à 1858, Taanor Dieng de 1858 à 1863, Baakane Tam Khaari Ndiaye de 1863 à 1871, Amadou Cheikhou Bâ de 1871 à 1875, Alboury Ndiaye de 1875 à 1890 et enfin Bouna Alboury Ndiaye, dernier bourba, jusqu’à l’annexion française.

Réduit à un royaume intérieur, le Djolof survécut jusqu’à la fin du XIXe siècle, défiant djihads, raids maures et pressions coloniales. Mais son souffle continue de traverser le temps. Il vit dans les langues, les patronymes, les coutumes et les récits des griots, témoins d’une époque où le pouvoir se fondait sur la parole, la mémoire et l’équilibre.

Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
Dakar Matin

Articles similaires

Scandale dans les états civils au Sénégal : la fraude à l’identité juridique, une menace grave contre l’état de droit

2 février 2026

Mame Mbaye Niang réclame 500 millions à Sonko : l’affaire évoquée aujourd’hui en audience de répartition…

2 février 2026

« Il faut une justice qui ne soit ni partiale, ni partielle, ni vengeresse » (Me Sidiki Kaba)

2 février 2026

Navigation sur le fleuve Sénégal : les travaux annoncés pour avril 2026

2 février 2026

Indemnité de logement : le geste fort du chef de l’Etat en faveur de 16 000 agents de l’État

2 février 2026

CAN féminine 2026 : le Maroc renonce à l’organisation à 44 jours du coup d’envoi !

2 février 2026
Plus lus

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020

La Cédéao donne jusqu’au 15 septembre à la junte malienne pour désigner un président et un Premier ministre de transition civils

7 septembre 2020

Tivaouane : L’ancien maire El hadji Malick Diop placé sous mandat de dépôt

7 septembre 2020

Thierno Lo : «ces inondations ne sont pas imputables au président Sall »

7 septembre 2020

Inondations: Macky convoque une réunion d’urgence au Palais

8 septembre 2020

Guinée Bissau : La Cour suprême considère « non fondé » le recours de DSP.

8 septembre 2020

« Talatay Orange » : Y’en a marre remet ça ce mardi à 11h

8 septembre 2020

Aly Ngouille Ndiaye sur le déroulement du plan Orsec : «nous sommes dans une phase exceptionnelle, qui demande certes des efforts en matière de financement»

8 septembre 2020
Ne ratez pas!
A la Une

Scandale dans les états civils au Sénégal : la fraude à l’identité juridique, une menace grave contre l’état de droit

By Dakar Matin2 février 2026

Justice Sans Frontière (JSF) exprime sa plus vive indignation face à l’ampleur préoccupante et désormais…

Mame Mbaye Niang réclame 500 millions à Sonko : l’affaire évoquée aujourd’hui en audience de répartition…

2 février 2026

« Il faut une justice qui ne soit ni partiale, ni partielle, ni vengeresse » (Me Sidiki Kaba)

2 février 2026

Navigation sur le fleuve Sénégal : les travaux annoncés pour avril 2026

2 février 2026

Indemnité de logement : le geste fort du chef de l’Etat en faveur de 16 000 agents de l’État

2 février 2026

CAN féminine 2026 : le Maroc renonce à l’organisation à 44 jours du coup d’envoi !

2 février 2026

Bamba Dieng veut : « disputer une deuxième coupe du monde »

2 février 2026
Suivez-nous
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
À propos de nous
À propos de nous

DakarMatin traite des principaux problèmes de notre temps sous un angle destiné aux spectateurs qui veulent en savoir plus sur le Sénégal en soulevant des sujets souvent ignorés par les médias grand public pour produire un contenu qui sort de l’ordinaire.
Ecrivez-nous: dakarmatin@gmail.com
Contact: (221) 33 825 25 17

Facebook X (Twitter) Pinterest YouTube WhatsApp
Derniers articles

Scandale dans les états civils au Sénégal : la fraude à l’identité juridique, une menace grave contre l’état de droit

2 février 2026

Mame Mbaye Niang réclame 500 millions à Sonko : l’affaire évoquée aujourd’hui en audience de répartition…

2 février 2026

« Il faut une justice qui ne soit ni partiale, ni partielle, ni vengeresse » (Me Sidiki Kaba)

2 février 2026

Navigation sur le fleuve Sénégal : les travaux annoncés pour avril 2026

2 février 2026
Les articles populaires

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020
© 2026 DAKARMATIN
  • WEB RADIO
  • Web TV
  • Reportages
  • Scandales d’Etat
  • Chroniques
  • Religion
  • Culture
  • People
  • Contributions
  • Autour du Micro
  • Carte Blanche
  • Actualité des régions
  • Nouvelles Technologies

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.