La liberté de la presse est sacrée, mais il faut la protéger contre ses fossoyeurs. Le corporatisme outrancier est contreproductif. La convocation de ce journalisme doit être analysée dans son contexte. Un politicien n’a pas le droit de se cacher derrière un journal pour refouler ses frustrations politiciennes suite à des choix politiques hasardeux. Je suis allergique contre toute volonté de bâillonner la presse, ensuite un simple rappel à l’ordre des organes de régulation aurait suffit pour éviter ce fâcheux incident, si ces derniers étaient assez diligents.
Le journaliste est avant tout un citoyen qui a le droit d’avoir des idées politiques et des convictions s’il veut prendre le risque de descendre sur le terrain politique et de les défendre. Rien, dans sa déontologie, n’interdit par conséquent au journaliste de faire la mutation s’il le désire. Ce qui est inadmissible, c’est le fait de chercher à transformer en catimini le métier de journalisme et la presse en auberge pour personnel politique en quête de repère ou d’abri provisoire.
Les vrais démagogues ne sont pas aujourd’hui confinés dans l’étroitesse du champ politique : ils ont investi le champ médiatique pour, à la fois, usurper le statut de contremaître de la démocratie et ne pas avoir à être la cible du discours politique adverse. Une des anomalies de la démocratie sénégalaise c’est justement cette profonde perversion du métier de journaliste qui fait de ce dernier non un simple acteur du contre-pouvoir, mais le dépositaire d’une alternative au pouvoir ou le pilier central de la conquête du pouvoir lui-même. Suivez mon regard !
Pape Sadio Thiam
Urgent
- La fondation Sénégal solidaire lancée : les Premières dames unies pour une cause nationale
- L’incident de la finale atterrit sur la table du TAS : la promesse inflexible formulée par le patron de la CAF
- Bassirou Diomaye Faye effectue une tournée économique à Kolda du 12 au 14 avril (officiel)
- Conseil des ministres du 08-04-2026 : Autoroutes, transports… le Président Diomaye fixe le cap
- Réforme de l’ENA et formalisation de l’économie informelle : Sonko présente deux chantiers structurants
- ENA : Ousmane Sonko engage une refonte globale pour former une nouvelle élite administrative
- Le communiqué du conseil des ministres du mercredi 08 avril 2026
- Censure de certaines dispositions du CNRM : Aïssata Tall Sall parle d’une « victoire pour la démocratie sénégalaise »
- Financement du déficit budgétaire en 2025 : hausse de 1769 milliards de FCFA du passif net de l’Etat
- Marché des titres publics Umoa : 2225 milliards de FCFA levés par le Sénégal en 2025
- Sénégal : une amélioration de la liquidité des banques notée en 2025

