La liberté de la presse est sacrée, mais il faut la protéger contre ses fossoyeurs. Le corporatisme outrancier est contreproductif. La convocation de ce journalisme doit être analysée dans son contexte. Un politicien n’a pas le droit de se cacher derrière un journal pour refouler ses frustrations politiciennes suite à des choix politiques hasardeux. Je suis allergique contre toute volonté de bâillonner la presse, ensuite un simple rappel à l’ordre des organes de régulation aurait suffit pour éviter ce fâcheux incident, si ces derniers étaient assez diligents.
Le journaliste est avant tout un citoyen qui a le droit d’avoir des idées politiques et des convictions s’il veut prendre le risque de descendre sur le terrain politique et de les défendre. Rien, dans sa déontologie, n’interdit par conséquent au journaliste de faire la mutation s’il le désire. Ce qui est inadmissible, c’est le fait de chercher à transformer en catimini le métier de journalisme et la presse en auberge pour personnel politique en quête de repère ou d’abri provisoire.
Les vrais démagogues ne sont pas aujourd’hui confinés dans l’étroitesse du champ politique : ils ont investi le champ médiatique pour, à la fois, usurper le statut de contremaître de la démocratie et ne pas avoir à être la cible du discours politique adverse. Une des anomalies de la démocratie sénégalaise c’est justement cette profonde perversion du métier de journaliste qui fait de ce dernier non un simple acteur du contre-pouvoir, mais le dépositaire d’une alternative au pouvoir ou le pilier central de la conquête du pouvoir lui-même. Suivez mon regard !
Pape Sadio Thiam
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