La liberté de la presse est sacrée, mais il faut la protéger contre ses fossoyeurs. Le corporatisme outrancier est contreproductif. La convocation de ce journalisme doit être analysée dans son contexte. Un politicien n’a pas le droit de se cacher derrière un journal pour refouler ses frustrations politiciennes suite à des choix politiques hasardeux. Je suis allergique contre toute volonté de bâillonner la presse, ensuite un simple rappel à l’ordre des organes de régulation aurait suffit pour éviter ce fâcheux incident, si ces derniers étaient assez diligents.
Le journaliste est avant tout un citoyen qui a le droit d’avoir des idées politiques et des convictions s’il veut prendre le risque de descendre sur le terrain politique et de les défendre. Rien, dans sa déontologie, n’interdit par conséquent au journaliste de faire la mutation s’il le désire. Ce qui est inadmissible, c’est le fait de chercher à transformer en catimini le métier de journalisme et la presse en auberge pour personnel politique en quête de repère ou d’abri provisoire.
Les vrais démagogues ne sont pas aujourd’hui confinés dans l’étroitesse du champ politique : ils ont investi le champ médiatique pour, à la fois, usurper le statut de contremaître de la démocratie et ne pas avoir à être la cible du discours politique adverse. Une des anomalies de la démocratie sénégalaise c’est justement cette profonde perversion du métier de journaliste qui fait de ce dernier non un simple acteur du contre-pouvoir, mais le dépositaire d’une alternative au pouvoir ou le pilier central de la conquête du pouvoir lui-même. Suivez mon regard !
Pape Sadio Thiam
Urgent
- Bassirou Diomaye Faye inaugure la raffinerie Mavamar et lance la zone industrielle de Bargny-Sendou
- Affaire West Africa Energy : la Chambre d’accusation annule le renvoi de Samuel Sarr devant le tribunal correctionnel
- Ousmane Sonko devant les Sénégalais au Maroc: « Il y a un clergé qui passe son temps à faire le sale boulot dans notre justice »
- Arbitrage CAF : la sortie de Malang Diedhiou qui met à nu un système à bout de souffle
- Diplomatie : El Malick Ndiaye scelle un nouveau pacte parlementaire à Pékin
- Finale de la CAN 2025 : le Sénégal devant le Jury disciplinaire, réponse de la CAF attendue dans 48 heures
- Université Souleymane Niang de Matam: Les travaux exécutés à près de 70%
- Gestion du bassin du fleuve Sénégal : 3 millions d’euros mobilisés par l’OMVS et l’Union européenne
- Premier ministre du Maroc, Aziz Akhannouch : « La relation maroco-sénégalaise est naturelle, historique et appelée à durer »
- Emigration irrégulière : Modou, le prix d’une vie
- Cheikh Niang : « Il n’y a pas de contradiction entre souveraineté affirmée et multilatéralisme assumé »

