À mesure que l’échéance des Jeux olympiques de la jeunesse (31 octobre – 13 novembre 2026) se rapproche, les signaux envoyés par les instances internationales se veulent résolument positifs. En visite à Dakar, le directeur exécutif des Jeux au Comité international olympique, Christophe Dubi, et le président de la commission de coordination, Humphrey Kayange, ont exprimé leur satisfaction quant au niveau d’exécution des travaux et à l’état d’avancement global des préparatifs.
À l’issue de visites de terrain, les deux responsables ont salué des infrastructures “pratiquement terminées”, à l’image de la tour de l’Œuf du stade Iba-Mar-Diop. Un constat qui conforte la trajectoire engagée par le Comité d’organisation et les autorités sénégalaises. “Nous repartons avec beaucoup de certitudes sur la qualité du travail qui a été effectué”, a insisté Christophe Dubi, évoquant même une forme de “fierté” face aux progrès observés. Habitué des missions à Dakar, il a également souligné l’énergie positive constante qui entoure le projet, portée à la fois par les équipes techniques, les pouvoirs publics et les médias.
Au-delà du simple respect des délais, le responsable du CIO a mis en avant une approche d’aménagement jugée exemplaire. Il a notamment salué le choix de préserver des sites en centre-ville, là où d’autres modèles privilégient des infrastructures excentrées ou à vocation commerciale. Un parti pris qui, selon lui, renforce l’accessibilité et l’ancrage populaire de l’événement. Cette dimension sociale constitue d’ailleurs l’un des marqueurs forts du projet Dakar 2026. Pour le CIO, ces Jeux se profilent comme une “fête populaire pour les jeunes, avec les jeunes et par les jeunes”, traduisant une volonté d’appropriation par les nouvelles générations.
Sur le plan opérationnel, les indicateurs sont également au vert. Le président du Comité d’organisation, Mamadou Diagna Ndiaye, a annoncé un taux d’exécution des chantiers oscillant entre 96 et 97 %. Une progression rendue possible, selon lui, par un suivi rigoureux et une mobilisation constante des équipes sur le terrain.
Les infrastructures sportives, dont le stade Iba-Mar-Diop et la piscine olympique, devraient être livrées d’ici fin avril. Le coordonnateur général du COJOJ, Ibrahima Wade, a précisé que les dernières finitions seront achevées dans un délai d’un mois et demi, permettant une mise à disposition rapide des sites. Du côté de Diamniadio, plusieurs équipements sont déjà opérationnels, à l’image du centre équestre. Le village olympique, qui sera aménagé à l’Université Amadou Makhtar Mbow, suit également un calendrier maîtrisé. Les bâtiments additionnels sont sous contrôle, tandis que les travaux de réhabilitation des structures existantes débuteront à la libération des lieux par les étudiants, prévue fin mai.
Dans cette dernière ligne droite, l’enjeu sera désormais celui de l’installation et de la mise en exploitation des sites. Dès le mois de mai, la signalétique officielle des Jeux sera déployée à Dakar, Diamniadio et Saly, marquant une nouvelle phase dans la concrétisation de l’événement. Pour Humphrey Kayange, l’impact dépasse largement le cadre national. Il voit dans Dakar 2026 un levier structurant pour le développement du sport sur le continent africain. “Beaucoup d’athlètes rêvaient de concourir sur leur propre continent”, a-t-il rappelé, évoquant une “nouvelle ère” pour l’Afrique.
Au-delà de la performance organisationnelle, ces Jeux s’inscrivent ainsi dans une logique d’héritage, avec des infrastructures durables et une capacité renforcée à accueillir de futurs événements internationaux. Une ambition assumée par les autorités sénégalaises, qui entendent faire de Dakar 2026 un tournant stratégique pour le rayonnement sportif du pays et du continent.

