Une vaste opération menée par la gendarmerie a permis de démanteler un réseau impliqué dans la transmission volontaire du VIH. Alors que douze personnes ont déjà été placées en détention, l’enquête, dont les premiers éléments sont rapportés par nos confrères d’IGFM, met en lumière un système organisé et des profils sociologiques variés. Les investigations sont loin d’être terminées et s’orientent désormais vers une extension de la procédure.
Le dossier a connu une accélération décisive suite à la saisie d’un téléphone de marque iPhone 11. L’exploitation technique de cet appareil a permis aux enquêteurs d’accéder à des preuves matérielles déterminantes, notamment l’existence de plusieurs groupes et sites de rencontres homosexuels utilisés comme canaux de communication. Ces données numériques constituent le pivot de l’instruction en cours et ont permis de cartographier les interactions entre les différents membres présumés du réseau.
Le bilan sanitaire dressé par les autorités est particulièrement préoccupant. Sur les douze individus interpellés, huit ont été confirmés positifs au VIH. Selon les informations disponibles, ces personnes auraient transmis le virus à un nombre encore indéterminé de partenaires. L’analyse des profils révèle une diversité de situations familiales : parmi les mis en cause, qui comptent des personnalités publiques, trois sont mariés et pères de famille, deux sont divorcés avec des enfants, tandis que les autres sont célibataires.
Face à ces découvertes, la gendarmerie prépare activement la suite des opérations. Les éléments extraits du matériel saisi laissent présager une nouvelle série d’interpellations. Les enquêteurs sont actuellement dans l’attente d’une délégation judiciaire pour procéder à l’arrestation d’autres individus identifiés, élargissant ainsi le spectre de cette affaire de santé publique.

