La présidente du Mouvement pour un Sénégal d’éthique et de travail et ancienne députée à l’Assemblée nationale, Hélène Tine, estime que le chef de l’Etat, Macky Sall a été pour ses 10 ans, plus le président de Benno Bokk Yakaar, le président de l’Alliance pour la République (Apr) ou le président de son clan que le président des Sénégalais. L’ex-députée qui magnifie le concept « Jokko ak Macky », la nouvelle trouvaille du chef de l’Etat pour dialoguer avec la jeunesse, a cependant critiqué la gouvernance de Macky Sall vis-à vis des jeunes.
« Je l’encourage, je le félicite, c’est le président de tous les Sénégalais et c’est le président de la jeunesse de ce pays », indique l’ex parlementaire, interpellée par Antoine Diouf sur Iradio.
Toutefois, renchérit Hélène Tine, « s’il s’est rendu compte après 10 ans qu’il n’a pas eu à communiquer assez avec la jeunesse de ce pays et qu’il trouve une possibilité de le faire à travers ce concept là, je ne peux que le féliciter. Parce que son rôle, c’est d’être le président de tous les Sénégalais et je pense que de ce point de vue, en un moment donné, il a plus été le président de Benno Bokk Yakaar, ou le président de l’Apr ou le président de son CLAN que le président des Sénégalais ».
Mieux, souligne l’ex députée, « c’est aujourd’hui qu’il se rend compte qu’il y a un gap . 10 ans après, c’est là qu’on réalise qu’on a pas pu communiquer avec cette jeunesse qui représente plus de 60% de la population sénégalaise et parce que tout simplement, on s’est rendu compte que la jeunesse s’est fâchée contre lui. Ça ne devrait pas en arriver là », estime-t-elle dans l’émission Jury du Dimanche sur IRadio.
Poursuivant ses propos, la présidente du mouvement pour un Sénégal d’Éthique et de travail, argumente sa pensée, en ses termes : « Je dis qu’il a été plus le président de BBY, car aujourd’hui si on n’est pas de BBY, on n’a pas le droit d’accéder à aucun poste de responsabilité dans ce pays. Toutes les nominations sont politiques. Avez-vous vu un DG ou même un simple directeur qui n’a pas une étiquette, une couleur politique dans ce pays ?. Les postes de DG, c’est la république du Sénégal. Je ne parle pas de l’opposition seulement, mais les citoyens et citoyennes lambdas, des sénégalais technocrates qui ne prennent pas la carte de BBY. On te nomme Dg, on te demande d’aller sur le terrain, de chercher une base politique. C’est là ou j’interpelle la gouvernance de Macky Sall, une gouvernance trop partisane. C’est la raison pour laquelle, je dis qu’il a plus été le président de BBY que le président de tous les Sénégalais. Aujourd’hui, il cherche à renouer le fil du dialogue avec la jeunesse qui représente la majorité des forces vives de ce pays »,fait-elle savoir sur les ondes de Iradio.
Urgent
- Dialogue national: le président Bassirou Diomaye Faye opte pour des consultations restreintes en raison de la Tabaski
- Secrétariat général de l’ONU : une cinquième candidature vient bousculer les plans de Macky Sall
- Préparatifs de la Tabaski à Dakar: L’effervescence dans les marchés cache des ventes encore timides
- Revanche contre Malykhin vendredi: Pourquoi Reug Reug joue très gros
- Ofnac – déclaration de patrimoine : la fronde des assujettis
- Dette africaine : Ndongo Samba Sylla pointe le système de paiement international et réclame une monnaie nationale pour les pays CFA
- 866 déclarations suspectes et 37 dossiers transmis à la justice en 2025 (CENTIF)
- Litige financier avec Sogetrans : la Banque Atlantique et Tahirou Sarr remportent la bataille des milliards FCFA
- Maodo Malick Mbaye face au juge ce mercredi après neuf mois de détention provisoire
- Conférence sur la dette : Ayib Daffé rejette les « solutions préfabriquées » du FMI
- Menaces, voies de fait, complicité : L’ex-directeur général de la Santé publique reconnu coupable

