À quelques jours de leur affrontement prévu le 19 avril, Ada Fass et Eumeu Sène ont offert un face-à-face électrique, lundi dernier, à l’Esplanade de la 2Stv. Les deux lutteurs promettent une confrontation explosive avec des provocations, assurances et souvenirs de combats passés.
Ada Fass (écurie Fass-Benno) et Eumeu Sène (écurie Tay Shinger) se sont affrontés, le lundi 30 mars, dans un face-à-face, en direction de leur combat qui aura lieu le 19 avril 2026. Lors de cette joute verbale, le premier à dégainer est Ada Fass. Déterminé, le jeune lutteur affiche ses ambitions. « Je prends ce combat très au sérieux. Je suis plus jeune et je prouverai que le sport favorise la jeunesse », a-t-il déclaré.
Dans un ton plus offensif, il a promis une rude bataille. « Au coup d’envoi, je marcherai sur Eumeu Sène. S’il accepte la bagarre, je le corrigerai. Aucun adversaire ne m’a mis K.-O. Une seule fois, j’ai encaissé un coup, mais depuis, j’ai appris à me défendre et à frapper », a-t-il tonné. Surnommé Borom Ndakaru, Ada Fass s’appuie sur son expérience face à Lac de Guiers 2 pour renforcer son discours.
En effet, a-t-il déroulé, « contre lui, j’avais dominé les débats avant de perdre les armes à la main ». Confiant, il a annoncé la couleur pour le 19 avril, en hurlant : « Un « ndama » (petite taille) ne peut pas m’ébranler. Je vais le saisir, le manœuvrer et l’envoyer au sol. Je suis prêt à tout pour montrer mon vrai potentiel ». Eumeu Sène a répondu avec calme.
Revenant sur son revers contre Modou Lô, il relativise : « Un vrai combattant connaît la défaite et la victoire. Des légendes comme Mike Tyson, Mohamed Ali ou Joe Frazier ont été mises K.-O. Ce n’est qu’un accident de parcours ». Le leader de Tay Shinger ne se laisse pas impressionner par son adversaire.
« J’attends d’Ada Fass qu’il garde cette même motivation le jour J. Lac 2, qu’il cite, je l’ai battu lors de notre premier combat. C’est moi qui lui ai infligé sa première défaite lors de notre remake », a-t-il argumenté.
Sûr de sa force, le champion de Pikine prévient sans trembler : « À 100 kg, j’ai dominé Soulèye Dop qui en pesait 120. Un adversaire peut me manquer de respect lors d’un face-à-face, mais il me respectera forcément dans l’arène. Je comprends l’état d’esprit de mon jeune adversaire. Qu’il dise ce qu’il veut », a soutenu Eumeu Sène.
Le débat est campé. Entre fougue juvénile et expérience assumée, ce duel s’annonce comme un véritable choc de générations. Le 19 avril, l’Arène nationale de Pikine sera le théâtre d’un affrontement où promesses et orgueil devront laisser place à la vérité du combat.
Abdoulaye DEMBÉLÉ

