Le président des États-Unis, Donald Trump, a vivement critiqué le pape Léon XIV. Le dirigeant américain a utilisé ses réseaux sociaux dimanche soir pour exprimer son insatisfaction à l’égard du chef de l’Église catholique, en réaction à de récentes prises de position sur la scène internationale.
Selon la chaîne Al Jazeera, cette offensive verbale a été déclenchée par les remarques du pape Léon concernant la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. La semaine dernière, le souverain pontife de 70 ans a qualifié de « véritablement inacceptable » la menace formulée par Donald Trump de détruire la civilisation iranienne. Dimanche, il a de nouveau appelé les dirigeants à mettre fin à l’effusion de sang, condamnant un « délire de toute-puissance » qui alimente le conflit.
En réponse, Donald Trump a publié un message sur la plateforme Truth Social. Il y affirme ne pas vouloir d’un pape qui accepte que l’Iran possède l’arme nucléaire ou qui juge terrible l’attaque américaine contre le Venezuela. Le président des États-Unis a exhorté le pontife à faire preuve de « bon sens », à cesser de ménager la « gauche radicale » et à se concentrer sur son rôle de grand pape plutôt que de faire de la politique. Il l’a également qualifié d’homme « faible face à la criminalité » et « catastrophique pour la politique étrangère ».
Le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs revendiqué un rôle direct dans l’élection, l’année dernière, de ce premier pontife né aux États-Unis. Donald Trump a suggéré que le Vatican l’avait choisi pour s’attirer les faveurs de son administration, déclarant que s’il n’était pas à la présidence, Léon ne serait pas au Vatican. Interrogé plus tard dans la journée, il a réitéré ses critiques, qualifiant le pape de personne « très libérale » qui ne fait « pas un très bon travail ».
Les relations entre Donald Trump et le Vatican ont déjà connu des tensions par le passé. Son administration s’était heurtée au prédécesseur de Léon, le pape François, qui avait critiqué ses propositions en matière de politique d’immigration en 2016. De son côté, le pape Léon doit entamer ce lundi un voyage de onze jours en Afrique, qui débutera par une visite en Algérie.

