Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a annoncé mercredi une réforme en profondeur de l’École nationale d’administration (Ena), destinée à former une nouvelle génération de hauts fonctionnaires en phase avec les ambitions de transformation de l’État.
S’exprimant en Conseil des ministres, le chef du gouvernement a souligné que cette refonte s’inscrit dans une stratégie de valorisation du capital humain, essentielle à la mise en œuvre efficace des politiques publiques adossées à la Vision 2050. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la crédibilité de l’Ena, présentée comme un « ascenseur social » et un instrument de cohésion nationale, tout en garantissant un accès plus équitable aux hautes fonctions de l’administration. Face aux limites du cadre réglementaire actuel, Ousmane Sonko a plaidé pour une réforme globale, inclusive et anticipative, visant à redéfinir le profil du manager public et à améliorer la performance du service public. Dans cette dynamique, il a annoncé la mise en place d’un comité de pilotage chargé de conduire les concertations et de formuler des propositions alignées sur les priorités sectorielles de l’État. La réforme envisagée couvre plusieurs volets, notamment juridiques et institutionnels, avec l’élaboration d’un nouveau décret, mais aussi pédagogiques, avec la modernisation des outils d’enseignement et l’intégration du numérique. Elle prévoit également une réorganisation des filières, la création d’un Institut de formation à distance (IFD), ainsi qu’une adaptation au système LMD et l’ouverture d’un parcours doctoral.

