Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) s’est réuni ce jeudi 28 août 2025 pour examiner l’actualité politique nationale et dresser un bilan de la situation. Réagissant à des informations diffusées dans « certains médias », le SEN dément « toute rencontre du Président Macky Sall avec Bassirou Diomaye Faye », précisant que le chef de l’État est à Paris dans le cadre d’un agenda international fixé depuis le début de l’année. « Ces allégations mensongères relèvent de manipulations grotesques », insiste le communiqué, parvenu à PressAfrik. Sur le plan politique, l’Apr dénonce ce qu’il qualifie de « hold-up » à la Ville de Dakar, imputé selon lui à une « stratégie de confiscation mise en œuvre par l’Exécutif avec la complicité de membres de l’Administration territoriale ». Selon l’APR, un candidat ultra minoritaire a été porté au fauteuil de maire par « manipulation des textes, achat de consciences et conspiration politicienne », au détriment du choix des Dakarois.
Le SEN félicite néanmoins les conseillers APR pour leur fidélité et leur respect de la parole donnée.
Abordant le scandale de l’ASER, le SEN soutient l’action du député Thierno Alassane Sall et exige l’ouverture d’une information judiciaire par le Pool Judiciaire Financier, dénonçant la passivité du gouvernement face à une « gabegie de 37 milliards de francs CFA impliquant des dignitaires du régime ».
Le SEN dénonce « l’incohérence » du Parquet, jugé plus actif contre les responsables de l’APR que dans l’investigation des soupçons de corruption.
Le SEN commente également la mission du Fonds monétaire international à Dakar (19-26 août 2025), saluant la fin de l’usage du terme « dette cachée » et exigeant la publication du rapport du cabinet Forvis Mazars commandité par le gouvernement, pointant de possibles conflits d’intérêts.
L’APR accuse le régime de vouloir dissimuler des données sur les finances publiques et critique la gestion des chiffres dans le dernier rapport trimestriel, en violation du Code de Transparence et de la LOLF.
Sur les libertés publiques, le SEN dénonce les intimidations contre journalistes et activistes, notamment la convocation de Mamadou Sy Tounkara, et demande la libération des détenus d’opinion Badara Gadiaga, Abdou Nguer, Jérôme Bandiaky et de l’homme d’affaires Tahirou Sarr. Concernant le parti, le SEN réclame la libération des otages politiques Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop, Maodo Malick Mbaye et la fin des poursuites contre les anciens ministres Ismaïla Madior Fall, Aïssatou Sophie Gladima et Salimata Diop Dieng.
Enfin, le SEN appelle à la mobilisation de tous les segments de l’APR contre ce qu’il qualifie « de tentative d’instauration d’un parti-État ».
Ndeye Fatou Touré