La cité Lobatt-Fall de Pikine est encore sous le choc. Depuis le début de l’année 2026, un décès aussi brutal qu’intrigant alimente interrogations et rumeurs dans ce quartier populaire de la banlieue dakaroise. Une dame, identifiée comme Mame Youma Fall, a été retrouvée grièvement blessée au pied de l’immeuble de son copain avant de succomber à ses blessures à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff. Un drame aux contours flous que les enquêteurs tentent de démêler, selon les informations rapportées par L’Observateur.
D’après L’Observateur, la victime présentait plusieurs blessures béantes et gisait dans une mare de sang lorsqu’elle a été découverte. Une violence manifeste qui a profondément choqué les riverains et soulevé trois questions essentielles : qui a ôté la vie à Mame Youma Fall, dans quelles circonstances, et pour quel mobile ? Un triptyque qui donne du fil à retordre aux limiers du commissariat urbain de Pikine, désormais mobilisés pour faire toute la lumière sur ce qui ressemble à un homicide nébuleux.
Les faits officiellement signalés remontent au 1er janvier 2026, aux environs de midi. Ce jour-là, la direction de l’hôpital Idrissa Pouye informe la police du décès de la quinquagénaire, née en 1968 à Pikine et domiciliée à la cité Lobatt-Fall. Les médecins évoquent une mort suspecte, intervenue peu après son admission aux urgences. Alertés, les policiers avisent le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, qui ordonne immédiatement l’ouverture d’une enquête.
Les premières investigations révèlent cependant que le drame a débuté bien plus tôt. L’Observateur précise qu’en réalité, les faits remontent au 29 décembre, aux environs de 6 heures du matin. À cette heure matinale, un homme du nom de Cheikh Sène, habitant au rez-de-chaussée d’une villa de la cité Lobatt-Fall, se présente au commissariat pour signaler une découverte troublante : une dame grièvement blessée, retrouvée au pas de la porte de son immeuble. Selon sa déclaration, la victime était encore consciente, bien que dans un état critique.
Les enquêteurs se rendent aussitôt sur les lieux. Ils découvrent une femme allongée à même le sol, quasiment inerte, portant des blessures apparentes sur plusieurs parties du corps et baignant dans son sang. Incapable de parler ou d’expliquer ce qui lui était arrivé, la victime est évacuée d’urgence vers l’hôpital. À proximité immédiate de son corps, les policiers mettent la main sur un téléphone portable ainsi que sur plusieurs fragments d’ardoises, provenant de l’auvent fixé au portail de la maison.Un détail qui intrigue fortement les enquêteurs. Pour L’Observateur, ces fragments pourraient indiquer une chute depuis une certaine hauteur, possiblement du haut de l’immeuble. Une hypothèse parmi d’autres, alors que l’état du corps de la victime, marqué par des blessures béantes, laisse également planer le doute sur des violences physiques antérieures à la chute.
L’enquête de voisinage engagée par la police permet d’identifier plusieurs occupants de l’immeuble. Cheikh Sène, le déclarant, et son voisin O. Wade vivent tous deux au rez-de-chaussée. Les policiers identifient également I. Seck, logé au deuxième étage, présenté comme le copain de la défunte. Ce dernier, comme d’autres personnes susceptibles d’apporter des éléments utiles à l’enquête, a été auditionné par les services de police

