» La magie du clic fera face à la toute puissance du fric et du flic »(Macky 2011), fait face aux limites de l’éthique numérique
En 2011, le candidat Macky SALL était loin de prévoir l’effet boomerang qu’allait être sa célèbre boutade pour dénoncer la capitalisation des médias surtout publics par le pouvoir en place. L’opposant était devenu un apologiste des Réseaux sociaux et, est aujourd’hui comptable des dérives sur le Net où plus personne n’échappe. Du politicien au Médecin en passant par le Fonctionnaire, le magistrat, le Journaliste, le militaire, le policier, le musicien, le footballeur….Tout le monde a eu sa dose au moins une fois.
Une hausse des dérives constatée au fur et à mesure du magistère de MACKY SALL, ponctué de scandales financiers, politiques, fonciers, etc , tous étouffés dès l’instant où les auteurs étaient identifiés proches du pouvoir au moment où Activistes, Opposants et même des Indépendants, étaient cloués au pilori de la Justice pour un OUI ou un NON.
Cette partisannerie présidentielle a sans nul doute, été à l’origine de cette vendetta sur les réseaux sociaux. Macky Sall venait de perdre définitivement une partie importante de sa jeunesse qui lui rappellera que désormais « La magie du clic fera face à la puissance du « sathie » (vol) et du « kacc » (mensonge).
Malgré le fait que les plateformes comme YouTube, Facebook, Twitter, etc., tiennent manifestement à donner des gages de bonne volonté pour contrebalancer les effets d’une des faces les plus hideuses du cyberespace, mais en sont-ils seulement capables ? Facebook comme YouTube ou Twitter se mettraient ils à dos ces milliards d’abonnés pour aider des gouvernements à traquer des opposants ou Activistes ?
Oui c’est dans l’ordre du possible mais à quel prix ? En Allemagne ou en France, ces plateformes ont engrangé des milliards d’euros pour vendre leurs logiciels d’intelligence artificielle (IA) aux services de sécurité et de renseignements sans réussir à réduire de façon drastique ces centaines de millions de comptes fictifs créés tous les jours.
Tout n’est pas gagné pour autant. Les efforts de déploiement d’une éthique numérique continuent de se heurter à de nombreux écueils. Une partie des difficultés tient aux discussions interminables sur le caractère privé Vs public des données personnelles ou à l’équilibre introuvable entre la lutte contre les discours haineux et la préservation de la liberté d’expression comme s’en défendait fin août 2019, la PDG de YouTube dans une lettre à son audience.
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