jeudi, juillet 25, 2024
.
.

Dégringolade

par pierre Dieme
Pour ceux qui ont pendant longtemps douté des belles performances des gens de l’armée mexicaine, voici une preuve, une de plus, de leur remarquable compétence et grande aptitude à gérer un pays qu’eux, les brillants managers, ne voulaient pas laisser entre des mais inexpertes. Le classement mondial 2023 des Ports nous renseigne que celui de Dakar pointe à la 381e place, derrière ceux de Conakry (eh oui !), Abidjan et… Nouakchott. Nous voilà à jouer les seconds rôles par rapport à des ports, à l’exception de celui d’Abidjan, qui étaient naguère des petits poucets que l’on toisait avec dédain. En attendant que Banjul vienne nous dépasser… Pendant que les autrestravaillaient, nous, on était dans l’enfumage. Il faut dire que pendant très longtemps, on s’est
cru les plus beaux et les meilleurs de la sous-région, organisantséminaires et ateliers pour nous donner bonne conscience, frimer, décliner sur tous les tons la « vision » (inexistante !) du président Macky Sall et nous gargariser de performances imaginaires. D’ailleurs, dans la
sous -région, nous sommes présentés comme des champions de l’organisation de séminaires et ateliers.
Résultat : nous sommes les bureaux d’études de ces pays qui se contentent d’appliquer les conclusions de nos innombrables séminaires, ateliers, workshops, journées dites d’études… Le classement des ports vient montrer l’incompétence de dirigeants que l’on nous présentait comme de grands managers avec des distinctions, en veux-tu, en voilà, et qui étaient les champions des statistiques bidouillées. De la poudre aux yeux pour dissimuler une incompétence qu’ils étaient les seuls à ne pas voir. Leurs seules performances ? Le recrutement en masse de militants politiques sans aucune
qualification et payés, qui plus est, sans jamais venir travailler ! Encore faudrait-il qu’il y ait du travail pour tous ces braves. Ou qu’ils sachent travailler. Ces recrutements tous azimuts sont à l’origine de l’état de mort cérébrale de beaucoup d’établissements publics dont La Poste que l’on ne cesse de perfuser sans espoir de la réanimer. C’est le cas également à la Loterie nationale sénégalaise, au Centre des œuvres
universitaires de Dakar et ses démembrements dans les régions, etc. La rupture que l’on nous promet devra se traduire par la sortie de ce cercle vicieux des recrutements politiciens qui plombe le fonctionnement de ces établissements qui siphonnent nos finances publiques si éprouvées.
kàccoor bi – le temoin

Tu pourrais aussi aimer

Web TV

Articles récentes

@2024 – tous droit réserver.