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Crise sociale au Sénégal : diagnostic du mal

By Dakar Matin23 février 2023Aucun commentaire
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« Le président nomme à toutes les fonctions. Il est celui qui décide de tout et tout le monde se met derrière lui, pour dire que c’est lui qui décide ; alors que parmi ceux qui sont derrière lui, il y a aussi des gens qui sont compétents, comme lui, pour diriger ce pays. Donc, la nature du pouvoir présidentiel excessif a créé beaucoup de mal. Nous appartenons à des sociétés traditionnelles autonomes dans le sens où, dans chaque société, il y a des garde-fous, des prérogatives qui sont inaliénables. Rien n’est plus aliénable aujourd’hui, tout est suspendu à la volonté du prince ». (L’universitaire Pr Boubacar Barry, historien)

Le Centre de recherche ouest-africain (WARC, en anglais) a organisé hier, mercredi 22 février, un panel sur le thème «Le Sénégal à la croisée des chemins». Des universitaires, des journalistes, des étudiants, entre autres participants, ont passé en revue les différents maux qui frappent la société sénégalaise.

Entre inégalités sociales, violences, manque de prospective, le Sénégal vit une crise profonde. Cette dernière, politique, sociale, reste un sujet «explosif». Le Centre de recherche ouest-africain (WARC) a posé hier, mercredi 22 février, la réflexion sur le thème «Le Sénégal à la croisée des chemins». «De par mon expérience très courte, je constate que nous sommes en crise. Une dans laquelle nous plongeons chaque jour un peu plus profondément et on n’arrive pas à émerger pour remonter la pente. Nous sommes tous concernés. Mais le problème, c’est que si nous ne faisons pas un effort sur nous-mêmes, nous risquons d’aller vers des conflits incalculables que nous ne pouvons plus contrôler, d’autant plus que le Sénégal n’est pas isolé du monde. Nous n’avons pas pu anticiper», a fait savoir l’universitaire Pr Boubacar Barry.

Pourtant, dit l’historien, l’alerte a déjà été longtemps sonnée. Il met en cause les pouvoirs politiques. «L’un des aspects les plus marquants de cette crise, c’est le problème politique du pouvoir. Quelle est la nature du pouvoir ? Comment on y accède ? Quelles sont les conditions qui sont créées pour contrôler ce pouvoir ? Je pense que ces étapes n’ont pas été franchies et on a passé uniquement à la conquête du pouvoir et on maintient cette élite-là au pouvoir».

Poursuivant son propos, Boubacar Barry ajoute : «Cela a créé tous les conflits que nous avons au Libéria, en Côte d’Ivoire, au Burkina, au Mali, en Guinée. On a eu la chance, au Sénégal, pendant plusieurs étapes, de résoudre momentanément le problème de la succession ; mais on n’a pas résolu le problème de la centralité du pouvoir. Le président nomme à toutes les fonctions. Il est celui qui décide de tout et tout le monde se met derrière lui, pour dire que c’est lui qui décide ; alors que parmi ceux qui sont derrière lui, il y a aussi des gens qui sont compétents, comme lui, pour diriger ce pays. Donc, la nature du pouvoir présidentiel excessif a créé beaucoup de mal. Nous appartenons à des sociétés traditionnelles autonomes dans le sens où, dans chaque société, il y a des garde-fous, des prérogatives qui sont inaliénables. Rien n’est plus aliénable aujourd’hui, tout est suspendu à la volonté du prince».

«LE SENEGAL RESTE ENCORE UN EXEMPLE SCRUTE, PARTOUT EN AFRIQUE»

En effet, l’exemplarité des gouvernants fait aussi défaut au Sénégal. «Ce que nous constatons de plus en plus, c’est qu’à ce niveau-là, ça pèche. On n’est plus là pour l’intérêt général, pour servir de façon détachée. Mais on est là pour des intérêts personnels ou claniques, qui font que les produits qu’on attend de cette société-là sont captés par une minorité, créant des frustrations et des sentiments de révolte à travers les jeunes», indique l’urbaniste-aménagiste de formation et spécialiste des transports et de la mobilité, Alioune Thiam. Cependant, il est d’avis que «le Sénégal reste encore un exemple scruté, partout en Afrique». «Malgré tout ce que nous vivons à l’intérieur, les angoisses, les peurs, ce pays suscite de l’espoir ; mais il y a une peur qui s’installe aujourd’hui», a-t-il tenu à préciser.

En effet, la crise qui frappe la société sénégalaise s’illustre aussi sur la place accordée à la femme. «On a beau dire nous avons des droits mais la réalité est faite de violences contre les femmes, d’une vision très rétrograde par rapport aux femmes. Le discours de certains marabouts sur la femme est toujours rétrograde et ces gens ont un impact véritable sur la société. Pourquoi, dans ce pays, un leadership féminin respecté a du mal à émerger ? Le pouvoir appartient aux hommes et continue d’appartenir aux hommes. La place de la femme, il faudra qu’on l’étudie et qu’on voie à quoi consiste cette place», a fait savoir l’historienne Penda Mbow. Selon elle, le moment est venu de voir comment faire pour que la femme soit le levier du développement économique et social.

L’ancien ministre Ndioro Ndiaye abonde dans le même sens. «Les élections qui viennent de se passer ont montré la manière dont les hommes politiques considèrent les femmes qui sont avec eux. Elles ont été autant maltraitées par les hommes au pouvoir que par ceux qui sont à l’opposition. Aucun parti d’opposition n’a traité correctement les femmes qui sont dans leurs rangs. Pourtant, ce sont des femmes de talent», regrette Mme Ndiaye.

«UNE SOCIETE EN CRISE N’EST PAS NECESSAIREMENT UNE SOCIETE EN PERIL»

Seulement, relève le directeur du WARC, Ousmane Sène, il faut relativiser la question de la crise. «Une société en crise n’est pas nécessairement une société en péril. Toutes les sociétés ont évolué avec des crises. Ce sont ces crises qui introduisent une certaine dynamique qui permette à la société d’avancer. S’il n’y avait pas les mouvements des droits civiques qui ont tué des milliers de Noirs aux Etats-Unis, on n’aurait pas Barack Obama comme président des Etats-Unis. Autant il faut regretter que certaines valeurs soient en déliquescence, mais il faudrait aussi mettre cela dans le contexte», a-t-il précisé.

Sur la question de la démocratie, Penda Mbow souligne l’importance des classes moyennes. «S’il n’y a pas de classe moyenne, il ne peut pas y avoir de démocratie. La démocratie, elle est soutenue et portée par les classes moyennes. Si elles disparaissent, on peut parier que la démocratie va disparaitre», a-t-elle fait savoir. Toutefois, elle est d’avis qu’il faut repenser la répartition des ressources. «Que ce soit à l’échelle nationale ou internationale, si la clé de répartition n’est pas revue, avec l’explosion démographique un peu partout, on aura des guerres asymétriques un peu partout dans les Nations et aussi des guerres à l’échelle internationale. Tout le problème, aujourd’hui, c’est comment faire pour qu’il y ait plus de justice dans la répartition des ressources», a dit l’historienne.

Mariame DJIGO, Sudquotidien

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