L’ancien ministre Mankeur Ndiaye a réagi à la crise en Guinée-Bissau, dénonçant un « pseudo-coup d’État inacceptable ».
« La situation à Bissau est lourde de danger pour la sécurité nationale et régionale. La Cedeao, la CPLP, l’UA et l’ONU doivent exiger la poursuite du processus électoral et la proclamation des résultats du scrutin. Ce pseudo- coup d’Etat est inacceptable. Et Yaya Jammeh ! », a-t-il écrit sur son compte X.
Pour rappel, des soldats ont pris le pouvoir mercredi, trois jours après une élection présidentielle particulièrement disputée. Le général Horta N’Tam, jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre, a été investi jeudi 27 novembre comme président de la Transition et du Haut commandement militaire, avec pour mission de diriger la Guinée-Bissau durant une période d’un an.
Le vendredi 28, le président de la Transition, le général Horta N’Tam, a désigné Ilidio Vieira Té au poste de Premier ministre. Ce dernier, qui occupait jusqu’alors le portefeuille des Finances avant le coup d’État, conservera également cette fonction et cumulera donc les deux responsabilités.
Brièvement arrêté par les militaires, mercredi, puis parti au Sénégal jeudi, Umaro Sissoco Embalo « est arrivé à Brazzaville pour y rester », a affirmé une autre source proche de la présidence congolaise.
La prise de pouvoir par les militaires a été largement critiquée, notamment par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui a dénoncé une « violation des principes démocratiques ».
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a suspendu, jeudi, la Guinée-Bissau de « tous ses organes décisionnels ». L’Union africaine (UA) a également suspendu le pays de ses instances, vendredi.
Moussa Ndongo

