Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines et la Senelec ont évalué, hier, jeudi 19 février, le Contrat de performance (Cdp) sur la période 2021-2024. Elle est marquée par la satisfaction à plus de 100 % des indicateurs.
Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines et la Senelec ont organisé, hier, jeudi 19 février, à Dakar, un atelier de présentation des résultats du Contrat de performance (Cdp) couvrant la période 2021-2024. Pour le ministre Birame Soulèye Diop, les résultats consolidés sur la période, à travers les différents indicateurs de performance, témoignent des efforts consentis par la Senelec pour l’atteinte des objectifs qui lui sont assignés. À l’en croire, les valeurs affichées de l’indicateur global dépassent la barre des 100 %.
M. Diop pense qu’il est possible de constater, sur le plan pratique, la contribution significative du Cdp à l’amélioration des performances globales de la Senelec, perceptible notamment à travers le renforcement et la modernisation progressive du parc de production et l’extension du réseau électrique qui couvre désormais l’ensemble du territoire national. S’y ajoute l’amélioration continue de la qualité du service public de l’électricité avec, par exemple, une meilleure maîtrise de l’énergie non distribuée et la réduction du délai moyen d’attente client qui passe d’une heure 10 minutes en 2022 à 50 minutes et 24 secondes en 2024. Parmi les facteurs de performances, le ministre a listé la réduction de la consommation spécifique ; l’assainissement et la consolidation des résultats financiers de l’entreprise ; l’engagement et le professionnalisme du personnel résolument mobilisé pour le développement de l’entreprise, au service des populations sénégalaises. Poursuivant, Birame Soulèye Diop a souligné que le Contrat de performance est un instrument central de pilotage et de gouvernance du secteur de l’électricité au Sénégal.
D’abord, dit-il, ce cadre formalise les engagements réciproques entre l’État du Sénégal et la Senelec. Ensuite, il sert de cadre contractuel de redevabilité et de responsabilisation des parties. L’autre vocation, d’après lui, est que l’acte traduit les orientations stratégiques nationales en objectifs opérationnels mesurables et encadre l’amélioration continue de la performance technique, commerciale et financière de la Senelec. « Ce contrat constitue le troisième Cdp signé et visant à instaurer une gestion axée sur la performance, la transparence et la redevabilité. Il s’appuie sur les priorités stratégiques de l’État en matière de développement du secteur de l’électricité. Il définit ainsi les engagements réciproques des parties, les objectifs stratégiques et les indicateurs de mesure de la performance de la Senelec sur la période considérée », a relevé le ministre. À travers ce Cdp, assure-t-il, l’État et la Senelec ont pris des engagements clairs assortis d’objectifs stratégiques, d’indicateurs de performance mesurables et de mécanismes de suivi.
Pour M. Diop, le Contrat de performance s’inscrit dans un tournant stratégique majeur marqué par l’alignement du secteur sur la « Vision Sénégal 2050 » et sa déclinaison opérationnelle à travers la Stratégie nationale de développement (Snd) 2025-2029.
Demba DIENG

