Ce mercredi 25 février 2025, Bassirou Diomaye Faye a présidé le Conseil des ministres hebdomadaire. Trois points essentiels ont été soulevés par le Chef de l’État.
1- Stratégie nationale de protection civile
D’emblée, le Président de la République a regretté la recrudescence des cas d’incendies, de feux de brousse, d’accidents de la route, d’effondrements de bâtiments et d’édifices, et de noyades. À cela s’ajoutent les catastrophes naturelles telles que les crues des fleuves, les risques d’inondations et l’avancée accélérée de la mer. Il a ainsi saisi l’occasion pour exprimer sa compassion et sa solidarité aux populations de Touba Thiarène, théâtre d’un violent incendie.
Fort de ce constat, le Chef de l’État souhaite profiter de la célébration de la Journée internationale de la Protection civile, le 1er mars, pour demander au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de « prendre les dispositions idoines pour la validation de la Stratégie nationale de Protection civile et de Gestion des Risques de Catastrophes ». Il indique également l’urgence d’assurer l’exécution optimale du Plan de réalisation d’infrastructures et d’équipements de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP).
Pour atteindre les objectifs fixés, Bassirou Diomaye Faye estime important de « renforcer les ressources humaines en service au niveau de la BNSP, d’engager les voies et moyens de développer une culture nationale de protection civile et de mettre en place un cadre de volontariat concernant les sapeurs-pompiers et la protection civile en général ».
Toujours dans cet ordre d’idée, le Président de la République souhaite la restructuration du dispositif national de gouvernance de la protection civile, notamment la Commission supérieure, les commissions régionales ainsi que les commissions auxiliaires de protection civile, et d’actualiser les plans nationaux de prévention et de gestion des risques et catastrophes, notamment le Plan d’Organisation des Secours (ORSEC). Sur le volet prévention, il « instruit le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire de réfléchir, avec les acteurs publics et professionnels impliqués, à la mise en place d’un Centre national de Prévention et de Gestion des Risques et Catastrophes ».
Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique devront, sur instruction du Chef de l’État, engager le processus de création d’une structure nationale robuste de gouvernance stratégique de la Protection civile, avec des ressources humaines renforcées et des moyens adaptés.
2- Mobilité urbaine et interurbaine
La mobilité urbaine et interurbaine est devenue un enjeu majeur de la politique publique. En ce sens, le Président de la République explique que « la mobilité, dans la sécurité, des personnes et des biens est une priorité du Projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère et demeure un accélérateur du développement économique et social ». Insistant sur l’encadrement de la circulation des véhicules et l’amélioration de la sécurité publique, il demande au gouvernement de « mettre en œuvre les mesures appropriées pour améliorer la mobilité interurbaine et urbaine, en ciblant notamment l’agglomération dakaroise, certaines villes ainsi que les axes routiers signalés comme accidentogènes ».
En outre, après avoir rappelé l’importance d’accentuer la diversification des modes de transport des personnes et des biens entre les différentes régions, tout en veillant au développement du réseau ferroviaire et à l’amélioration de la qualité des systèmes de transport public, Bassirou Diomaye Faye a exhorté le ministre des Transports terrestres et aériens de « mener des concertations avec l’ensemble des parties prenantes, en vue de la redéfinition des priorités et options des structures de transport public, dans une logique de complémentarité, de renforcement du maillage national et d’optimisation des coûts d’exploitation et des tarifs clients ». Pour le volet des transporteurs privés et leurs associations, le Chef de l’État appelle à une réflexion inclusive sur les modalités de modernisation des parcs automobiles et systèmes de transport, en veillant, à travers une réglementation revue et adaptée, à la facilitation de la mobilité des personnes et des biens.
Pour clôturer ce chapitre, le Président de la République a demandé au ministre des Transports terrestres et aériens de « renforcer le dialogue social avec les acteurs du secteur des transports et de proposer, avant la fin du mois de mai 2026, un nouveau dispositif concerté d’amélioration de la mobilité interurbaine et urbaine ».
3- Patrimoine historique national
Avant de finir sa communication, Bassirou Diomaye Faye a souligné la richesse du patrimoine national matériel et immatériel dont la valorisation est essentielle au développement économique et au rayonnement de notre culture à l’international. De ce fait, il explique l’urgence de l’actualisation, avant la fin de l’année 2026, du répertoire et du classement des biens matériels et immatériels relevant du patrimoine historique, mais aussi l’organisation d’un Forum international sur le Patrimoine historique du Sénégal, en décembre 2026.
Enfin, il « indique au Gouvernement l’urgence de développer une stratégie d’élargissement et de préservation des sites, monuments historiques et biens nationaux classés, notamment au Patrimoine mondial de l’UNESCO, et d’engager, avec l’implication d’experts réputés, les recherches nécessaires au retour effectif des biens culturels nationaux dans le patrimoine historique du Sénégal ».
O.B.N

