Après les attaques de la coalition israélo-américaine sur l’Iran, qui a à son tour riposté, il y a un embrasement au Moyen-Orient. Le président du Pastef, Ousmane Sonko, est sorti du silence pour lancer un appel au calme.
L’escalade de la violence entre les États-Unis et Israël d’un côté, et l’Iran de l’autre, se poursuit. Les bombardements ont d’ailleurs entraîné la mort, la nuit dernière, de l’ayatollah iranien Ali Khamenei. Les Iraniens ont riposté en envoyant des missiles en Israël et dans différentes bases américaines de la zone. Ousmane Sonko regrette la tournure prise par cette situation. Le président du Pastef en a parlé dans une communication adressée à ses militants ce dimanche 1er mars 2026. « Nous vivons des moments sombres, des moments assez particuliers, des moments extrêmement délicats dont il nous faut mesurer toutes les conséquences et toutes les implications », a-t-il d’abord dit.
Ousmane Sonko poursuit : « Depuis un an, nous sommes dans une situation de remplacement du contrat social mondial par un retour à l’état de nature, de liquidation du droit international où un pays peut se donner le droit, à tout moment, de kidnapper des présidents, de s’attaquer à d’autres pays, d’asphyxier des pays pour annoncer en prendre possession pacifiquement plus tard. Un pays, sans résolution ni mandat des Nations unies, peut décider de frapper d’autres pays, d’assassiner leurs dirigeants. Ceci est extrêmement grave et tout l’équilibre du monde, qui a été construit ces 45-50 dernières années, se trouve compromis. »
Il en a profité pour présenter ses condoléances à l’Iran pour la perte de l’ayatollah Khamenei et de plusieurs autres membres influents du pouvoir. Ousmane Sonko a également mis l’accent sur l’impact négatif de ce conflit sur l’économie mondiale. « Il nous faut mesurer toutes les conséquences de ce conflit qui dépasse le simple aspect militaire. Nous savons que le trafic autour du détroit d’Ormuz est compromis et nous savons qu’au minimum 30 ou 40 % des hydrocarbures mondiaux passent par ce détroit. Les impacts sur le plan économique pour tous les pays, dont le Sénégal, dont la consommation en produits pétroliers dépend de ces trafics-là, seront très importants. Tout tourne à partir des hydrocarbures : les industries, l’économie. Même les produits de consommation courante s’en trouveront impactés, tout ça à cause d’une décision unilatérale d’un pays de déclencher une guerre, de frapper d’autres pays. »
O.B.N

