Comment discréditer un adversaire de la trempe d’Ousmane, sans se discréditer soi-même ? Voilà la question qui résume le malaise dans lequel se trouvent tous les adversaires du leader de Pastef.
Ousmane Sonko, c’est la rencontre d’une ambition et d’une demande d’ambition qui été le catalyseur du phénomène qu’est le leader de Pastef. Il y avait certes du désespoir suite aux multiples désillusions, mais la demande sociale d’un leader nouveau charismatique et apparemment apte à faire face aux pièges et pesanteurs socio-politiques était restée intacte dans l’âme de cette jeunesse majoritairement désœuvrée et consciente d’être sevrée de ses droits fondamentaux.
A travers le parti et le personnage de Sonko beaucoup de jeunes se reconnaissent pour soit exprimer leur profond rejet de la classe politique, soit par besoin d’essayer quelque chose d’inconnu (le mystère suscite toujours certaines passions) ou bien pour avoir un contrôle plus direct sur la gestion du pays.
En faisant de la justice une épée de Damoclès sur la tête des opposants les plus sérieux, certains croient avoir toutes les cartes en mains aidé en cela par la transhumance devenue culturelle au sein de la classe politique. Ce pouvoir a peut-être amoindri l’opposition traditionnelle, mais il était loin de s’imaginer que la démocratie et la société sénégalaise avaient suffisamment de ressources et d’inventivité pour mettre sur le boulevard qu’il s’était aménagé des opposants de la trempe de Sonko.
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