Face aux préoccupations soulevées par ses militants sur de possibles conséquences sur la bonne marche du parti Pastef, aujourd’hui confronté à une cohabitation au sein de la majorité présidentielle avec la coalition Diomaye. Ousmane Sonko a tenu à clarifier la position de sa formation. Loin de rejeter le principe de coalition, le Président de Pastef et par ailleurs Premier ministre affirme que son parti demeure disposé à travailler avec d’autres forces politiques, à condition que les rapports soient fondés sur la reconnaissance de son poids électoral. C’était à l’occasion d’une discussion politique en ligne dénommée « waxtaan ak Pros» tenue hier, dimanche.
« Nous ne refusons ni le travail commun ni les alliances », a-t-il assuré, tout en fixant une ligne rouge : il n’est pas question, selon lui, qu’un partenaire cherche à prendre le contrôle d’un parti qui, rappelle-t-il, a démontré sa force dans les urnes, notamment lors des scrutins de 2024. Pour le chef du gouvernement, certaines initiatives relèveraient moins d’une volonté d’unité que de tentatives de déstabilisation interne.
Dans son propos, le leader de PASTEF met en garde contre des manœuvres qu’il juge contre-productives. Il dénonce des stratégies consistant à « diviser pour mieux régner », estimant que de telles pratiques ne sauraient être tolérées au sein d’une coalition appelée à gouverner.
Le parti revendique par ailleurs une tradition d’ouverture. Né de rapprochements successifs depuis 2015, PASTEF rappelle avoir régulièrement intégré des alliés dans ses instances et dans les responsabilités publiques. Des collaborations avec des personnalités telles que Cheikh Tidiane Dièye ou Aïda Mbodj sont citées comme exemples de partenariats jugés fructueux. Des postes de députés et de ministres ont, selon le parti, été attribués à des alliés dans ce cadre.
Balayant les accusations d’hégémonie, Ousmane Sonko insiste sur le fait que son camp n’a jamais fermé la porte aux alliances, mais qu’il exige qu’elles reposent sur un respect mutuel et sur la légitimité issue du suffrage universel.
Le Premier ministre a enfin pointé la responsabilité de certains acteurs récemment arrivés sur la scène de la majorité à l’occasion des élections de 2024. D’après lui, « l’essentiel du bruit » médiatique et des tensions actuelles serait le fait de ces nouveaux venus, plutôt que le reflet de divergences profondes au sein de la mouvance présidentielle.
OG

