La crise scolaire se poursuit cette semaine avec la reconduction du mouvement d’humeur des syndicats d’enseignants regroupés au sein du G7. Ces derniers déroulent leur quatrième plan d’actions sur plusieurs jours, affichant leur détermination à obtenir des réponses jugées satisfaisantes de la part des autorités.
La mobilisation ne montre aucun signe d’essoufflement. À compter du mercredi 18 février 2026, le G7 relance la grève avec un débrayage prévu à partir de 9 heures, suivi de rassemblements devant les Inspections d’Académie. Le jeudi 19 février sera marqué par une grève totale dans les écoles, collèges et lycées publics, une mesure susceptible d’accentuer les perturbations déjà observées dans le système éducatif depuis plusieurs semaines.
La journée du vendredi 20 février s’inscrira également dans cette dynamique de contestation avec une présence massive des enseignants arborant des brassards rouges. Le quatrième plan d’actions, décrété depuis la semaine précédente, comprend également le « boycott des évaluations, compositions, cellules d’animation pédagogiques, formation initiale des élèves maitres et des activités physiques et sportives ».
Les enseignants réclament « la convocation par le Gouvernement du comité de suivi des accords » ainsi que « la signature et la publication des décrets 2026-65 et 2026-66 du 27 janvier 2026 portant sur la révision du statut des enseignants décisionnaires ».
Au-delà de ces exigences immédiates, les syndicats du G7 demandent des réponses « concrètes et définitives » sur plusieurs dossiers restés en suspens. Ils insistent notamment sur le parachèvement de la digitalisation des actes et procédures de la Fonction publique. Ils exigent également un relèvement substantiel des pensions de retraite des enseignants non fonctionnaires et dénoncent la surimposition des rappels de salaires, source récurrente de mécontentement au sein du corps enseignant.
Parmi les autres revendications figurent l’effectivité de l’académisation du BFEM, la délivrance de parcelles et de titres de propriété aux enseignants bénéficiaires, le reversement des maîtres d’enseignement technique professionnel dans le corps des professeurs certifiés de l’enseignement moyen de la formation professionnelle, ainsi que l’application des nouveaux taux paramétriques du G50.
M. Djigo

