Face à la presse, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Daouda Ngom, est revenu sur les tensions persistantes dans le milieu universitaire, rejetant certaines accusations portées contre son département. Il a mis en cause le profil de dirigeants d’amicales qu’il juge peu représentatifs du parcours académique normal.
Selon le ministre, les étudiants « subissent fortement les influences des acteurs politiques », une situation qui, d’après lui, complique la gestion des revendications académiques et sociales.
Il estime que « les questions universitaires sont de plus en plus instrumentalisées », au détriment du dialogue institutionnel.
Daouda Ngom a également tenu à rappeler les efforts financiers consentis par l’État du Sénégal. « L’État dépense énormément de ressources pour les bourses des étudiants », a-t-il souligné.
Le ministre a par ailleurs pointé du doigt le profil de certains responsables étudiants. Il s’est interrogé sur « l’engagement réel de certains présidents d’amicales ». Il précise par ailleurs que l’un des responsables du collectif des amicales a 31 ans et n’a pas encore terminé son Master. Pour des études qui doivent durer 5 ans, il a fait 10 ans à l’université.
Antoine Sarr

