Auteur/autrice : Dakar Matin

L’Assemblée nationale du Sénégal s’apprête à durcir considérablement les sanctions contre les députés absentéistes, à travers une proposition de loi modifiant l’article 118 du Règlement intérieur, adoptée mercredi en Commission des lois et attendue en séance plénière ce vendredi. Portée par les députés Mohamed Ayib Salim Daffé et Aïssata Tall, la réforme vise à ‘‘restaurer la crédibilité’’ de l’institution parlementaire, dans un contexte de critiques récurrentes sur les sièges vides observés lors des travaux de l’hémicycle. Dans son rapport présenté devant la Commission des lois, le rapporteur Yongar Dione a insisté sur les exigences ‘‘d’exemplarité’’, de ‘‘transparence’’ et de ‘‘redevabilité’’…

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C’est une situation inédite qui vient accentuer la crise au sommet de l’exécutif sénégalais. Le Président Bassirou Diomaye Faye a pris «ses responsabilités», comme le lui avait demandé Me Aissata Tall Sall, présidente du groupe Takku Wallu, principale force de l’opposition parlementaire. Le  chef d’Etat a demandé, jeudi 07 avril, à l’Assemblée nationale une seconde lecture de la proposition de loi de modification des articles L29 et L30 du Code électoral. Cette loi avait été adoptée par le Pastef (pouvoir) contre l’avis de toute l’opposition parlementaire et du chef d’Etat, qui a annoncé ne pas avoir «compris la décision parlementaire».…

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Le gouvernement sénégalais veut accélérer la professionnalisation des jeunes dans les secteurs stratégiques du pétrole et du gaz. En visite de travail à la Société Africaine de Raffinage (SAR), à Mbao, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, a évoqué la création d’un second lycée technique d’envergure dans la banlieue dakaroise, en partenariat avec la coopération allemande et la SAR Académie. Le Sénégal ambitionne de faire de Mbao un véritable pôle d’excellence pour les métiers du pétrole et du gaz. Cette orientation a été au cœur de la visite stratégique effectuée par…

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L’organisation Justice Sans Frontière a officiellement saisi la ministre de la Justice, Yassine Fall, pour dénoncer l’existence présumée d’un réseau de fraude systémique au sein des centres d’état civil sénégalais. Dans son alerte, JSF accuse certains agents publics d’attribuer illégalement l’identité sénégalaise à des tiers, principalement des étrangers, en contrepartie d’avantages financiers. L’organisation estime que ces pratiques constituent une menace sérieuse pour la fiabilité de l’état civil, la sécurité administrative et la souveraineté nationale. Selon JSF, les Sénégalais vivant à l’étranger figurent parmi les principales victimes de ce système frauduleux. Plusieurs découvriraient l’usurpation de leurs données personnelles actes de naissance,…

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Depuis l’indépendance, l’opposition politique sénégalaise n’a cessé d’osciller entre marginalisation, structuration et éclatement. D’un multipartisme encadré sous Léopold Sédar Senghor à l’alternance historique de 2000 portée par Abdoulaye Wade, puis aux coalitions plurielles ayant conduit Macky Sall au pouvoir en 2012, cette trajectoire révèle une constante. Celle d’une unité difficile à maintenir. Les alliances se font et se défont au gré des ambitions, des crises institutionnelles ou non, et des échéances électorales. L’élection de Bassirou Diomaye Faye en 2024 ouvre à son tour une nouvelle ère politique, marquée par une redistribution des cartes et une interrogation persistante sur la capacité…

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Le Président de la République a reçu, ce jeudi 7 mai 2026 au Palais présidentiel, le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), dans le cadre de la présentation des résultats de la troisième validation du Sénégal selon la Norme ITIE 2023. À l’issue de cette évaluation internationale, le Sénégal a obtenu un score de 89 points sur 100, assorti de la mention « Très Bon ». Une performance qui vient consacrer les efforts entrepris depuis plus d’une décennie pour renforcer la transparence et la gouvernance dans le secteur extractif. Cette reconnaissance intervient dans un…

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Ce vendredi 08 mai, l’Assemblée nationale tient une séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi n°10/2026 portant modification de l’article 118 de son Règlement intérieur. Le texte arrive en plénière après son passage, mercredi, en commission technique, avec un objectif affiché : renforcer l’assiduité des députés pendant les travaux parlementaires et les commissions. La réforme vise l’absentéisme des élus en introduisant un dispositif de pénalités financières graduées. Le changement envisagé ne se limite donc pas à un rappel de principe sur la présence en séance : il prévoit une échelle de sanctions liée au nombre d’absences constatées…

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Le député Guy Marius Sagna s’en est vivement pris à l’ambassade de France au Sénégal au sujet de l’utilisation de l’équipe nationale sénégalaise dans le cadre du sommet « AfricaForward ». Dans une déclaration au ton offensif, le parlementaire dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation des Lions à des fins « néocoloniales ». « Notre équipe nationale de football du Sénégal, qui a tout notre amour, ne peut pas être utilisée par l’ambassade de France au Sénégal pour ses objectifs néocoloniaux en Afrique », a déclaré le député, faisant référence au sommet qu’il qualifie de « sommet Françafric dénommé…

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À ce jour, ni les députés non-inscrits ni les députés de l’opposition du groupe Takku Wallu n’ont déposé de recours devant le Conseil Constitutionnel. Le PR dispose donc de plusieurs options pour agir. 1. Il peut saisir le Conseil constitutionnel dans les six jours suivant la transmission de la loi pour la faire déclarer inconstitutionnelle. 2. Il peut aussi demander une seconde lecture à l’Assemblée nationale. Dans ce cas, la loi ne pourra être adoptée à nouveau que si elle obtient au moins les 3/5 des députés (soit 99 voix sur 165). Si ce seuil n’est pas atteint, la loi…

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Dans une tribune publiée ce jeudi, Thierno Alassane Sall, député et président du parti République des Valeurs – Réewum Ngor, s’attaque à l’une des failles les plus méconnues du système constitutionnel sénégalais : le seuil de 17 députés requis pour saisir le Conseil constitutionnel. L’opposition a récemment échoué à déférer devant le juge constitutionnel la loi modifiant les articles L.29 et L.30 du Code électoral, faute d’avoir réuni le dixième des membres de l’Assemblée nationale, soit au moins 17 députés. Pour Thierno Alassane Sall, cet échec n’est pas un accident. En effet, il révèle une insuffisance structurelle du dispositif actuel.…

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