En décidant de soumettre au peuple la révision constitutionnelle pourtant déjà examinée par l’Assemblée nationale, le président Bassirou Diomaye Faye prend un risque politique majeur. Officiellement, il invoque la souveraineté populaire. En réalité, cette initiative ressemble davantage à une épreuve de légitimité personnelle qu’à une nécessité institutionnelle. Enjeux Sur le plan juridique, rien n’est contestable. La Constitution autorise le recours au référendum pour une révision constitutionnelle. Mais la politique ne se résume jamais au droit. Elle repose aussi sur les symboles et sur les messages envoyés aux institutions. Or quel message adresse le chef de l’État lorsqu’il décide de solliciter…
Auteur/autrice : Dakar Matin
Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a exhorté les autorités sénégalaises à mettre en œuvre une décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO en faveur des libertés publiques. Dans un message publié sur son compte X visité par Senego, il appelle l’État à abroger l’arrêté ministériel n°7580 du 20 juillet 2011, qui interdit les manifestations à caractère politique dans le centre-ville de Dakar. Selon Seydi Gassama, cette mesure est contraire à la décision rendue le 31 mars 2022 par la Cour de justice de la CEDEAO. La juridiction communautaire, saisie par Amnesty Sénégal et la…
Le ministre de la Justice, a rejeté la création de la Commission électorale nationale indépendante (CNI) chargée des elections , une très vieille exigence de la société civile et des partis politiques, sous prétexte que l’assemblée nationale n’a pas prévu son mode de financement. Voilà un énorme pas en arrière. Pourtant, la création de la CENI est une des mesures phares de l’avant Projet de loi portant révision de la constitution du Président de la République qui l’a proposée, et le conseil constitutionnel l’a validée dans son AVIS. En définitive,, le Gouvernement enterre la création de la CENI, un consensus…
Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a indiqué que la proposition de loi portant révision de la Constitution sera transmise au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, si elle est adoptée, afin que la suite soit donnée au texte. « Si ce texte est adopté à l’issue de cette journée, je saisirai immédiatement le président de la République pour la suite à donner, que je vous révélerai plus tard », a-t-il déclaré lors de la séance plénière consacrée à l’examen de cette proposition de révision constitutionnelle, ce lundi. Ousmane Sonko a également insisté sur le respect du règlement…
L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, ce lundi, à une très large majorité la proposition de révision de la Constitution. Malgré un boycott de la séance plénière par l’opposition, 129 parlementaires de Pastef ont voté pour l’adoption du texte. Informations à suivre…
Au Sénégal, les députés examinent ce lundi 29 juin la proposition de loi portant révision de la Constitution. A cette occasion, Me Moussa Sarr, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, représentant le gouvernement, a révélé le contenu des échanges entre le président Diomaye Faye et le président de l’Assemblée nationale, dans le cadre de cette réforme. D’abord, Me Moussa Sarr a rappelé que Sonko a saisi le chef d’Etat Diomaye Faye le 12 juin, pour avoir son avis sur la révision constitutionnelle. Ce dernier lui a répondu le 19 juin. Dans sa réponse, Diomaye a informé le parlement…
Lors de la séance plénière portant sur l’examen de la proposition de révision constitutionnelle portée par le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes (parti majoritaire) entamée ce lundi, le député de l’APR, Abdou Mbow a demandé la suspension des délibérations sur la proposition de révision de la Constitution. Prenant la parole, le président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, Me Abdoulaye Tall, a rejeté cette requête, tout en dénonçant ce qu’il considère comme « des contradictions dans la position de son collègue ». Ainsi, il a rappelé qu’Abdou Mbow avait lui-même « déposé, en 2024, une proposition…
L’Assemblée nationale du Sénégal examine sous forte tension, ce lundi 29 juin, la proposition de loi portant modification de la Constitution. Dès l’entame de la séance plénière, le député du groupe Takku Wallu Sénégal (opposition), Abdou Mbow, a invité la majorité parlementaire du Pastef à «arrêter l’entêtement» et «à suspendre l’examen» la révision de la Constitution, au profit d’une large concertation. «Nous invitons solennellement la majorité parlementaire qui est mécanique à suspendre l’examen de cette réforme constitutionnelle. Il faut arrêter votre entêtement», a dit Abdou Mbow. Selon lui, la suspension de la réforme permettra de «préserver l’esprit de la Constitution,…
Me El Hadji Diouf s’est exprimé avec véhémence contre la démarche de la majorité parlementaire. Pour l’avocat, cette réforme ne répond pas aux engagements initiaux du pouvoir. Il dénonce une manipulation flagrante des textes, affirmant que les députés de la majorité « prennent la Constitution et la manipulent comme bon leur semble » au gré de leurs intérêts. Selon lui, cette pratique transforme le processus législatif en une manœuvre politique où les parlementaires « font une proposition de loi et, ensuite, vont amender leur propre proposition ». Au-delà de la forme, Me Diouf pointe du doigt une incohérence profonde sur…
L’examen du projet de révision constitutionnelle a tourné au pugilat lundi à l’Assemblée nationale. Le ton est monté lorsque le président du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Abdou Mbow, est revenu au pupitre après une première salve virulente. Il a alors catégoriquement refusé d’en descendre, paralysant les travaux. Des députés du groupe majoritaire Pastef, excédés, se sont précipités vers la tribune pour le déloger physiquement. Une mêlée générale a éclaté, avec des bousculades et des empoignades au pied du perchoir. L’intervention des gendarmes du GIGN, une mesure rare dans l’hémicycle, a été nécessaire pour rétablir l’ordre. Les militaires ont évacué…
