Me Abdoulaye Tine, avocat et membre de la coalition « Diomaye Président », a exhorté les députés du Pastef (pouvoir) à surseoir à leur proposition de loi portant sur la modification du Code électoral, notamment les articles L29 et L30, qui seront examinés le mardi 28 avril, lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale. « Je pense qu’il est temps que la majorité parlementaire se ressaisisse par rapport à cela, parce que tout simplement, nous avons encore une fois réussi à stabiliser un grand consensus sur plusieurs points notamment la question de l’inscription automatique sur le fichier électoral, la question…
Auteur/autrice : Dakar Matin
Le Sénégal s’apprête à revoir en profondeur les règles qui régissent l’exercice du pouvoir. L’avant-projet de loi portant révision de la Constitution introduit une série de dispositions destinées à redistribuer les prérogatives au sein de l’Exécutif et à renforcer les contre-pouvoirs institutionnels. Sur le statut du Président de la République, les changements sont substantiels. Le chef de l’État ne pourra plus exercer la direction effective d’un parti politique ou d’une coalition, ni participer à une campagne électorale, sauf s’il est lui-même candidat à sa propre réélection. Autre nouveauté : la politique de la Nation ne sera plus déterminée par le…
Selon un communiqué de la Présidence du Sénégal, le Chef de l’État Diomaye Faye a finalisé quatre (04) avant-projets de lois issus des dialogues nationaux sur la justice (2024) et le système politique (2025), incluant une révision constitutionnelle, la réforme de la Cour constitutionnelle, un nouveau code électoral avec la création de la CENI, et une réglementation des partis. Ces documents, visant à «renforcer l’État de droit et la transparence», sont désormais disponibles. «Le Chef de l’État invite vivement les acteurs politiques, la société civile, les spécialistes du droit et les citoyens de tous bords à s’approprier pleinement les transformations…
La société civile sénégalaise hausse le ton face au projet de modification du Code électoral. Par la voix de Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG3D et membre du COSCE, elle appelle l’Assemblée nationale à suspendre l’examen du texte et à privilégier une démarche inclusive fondée sur la concertation. S’exprimant lors d’un cadre d’échanges réunissant organisations citoyennes et acteurs politiques, M. Cissé a insisté sur la nécessité d’un consensus autour de toute réforme électorale. « Depuis 1974, jamais une modification du Code électoral n’a été entreprise sans concertation préalable », a-t-il rappelé, soulignant que même les changements ponctuels ont toujours fait…
L’avant-projet de loi portant révision de la Constitution introduit une incompatibilité inédite entre la fonction présidentielle et l’exercice d’une responsabilité dirigeante au sein d’une formation politique. C’est l’une des dispositions les plus significatives de la révision constitutionnelle en cours d’examen au Sénégal. Selon l’avant-projet de loi, le Président de la République ne pourra plus exercer la fonction de chef de parti politique ou de coalition de partis politiques. Il ne pourra y occuper qu’une fonction purement honorifique. Une rupture notable avec une pratique longtemps ancrée dans le paysage institutionnel sénégalais, où les chefs de l’État ont historiquement cumulé la magistrature…
À Saint-Louis, une affaire sensible mêlant religion, réseaux sociaux et justice est en train de prendre une ampleur inattendue. Selon les révélations du quotidien Libération, le dossier impliquant Masseck Sarr et Ismaila Diallo s’enfonce dans une spirale judiciaire complexe, sur fond d’accusations graves et de tensions religieuses latentes. Une procédure judiciaire aux ramifications multiples Tout est parti d’un réquisitoire introductif du parquet de Saint-Louis visant non seulement les deux hommes, mais également X, ouvrant ainsi la voie à une information judiciaire plus large. Déjà incarcéré, Masseck Sarr a été rejoint dans la tourmente par Ismaila Diallo (58 ans), agent des Impôts…
Selon l’exposé des motifs de l’avant-projet de loi portant Code électoral du Sénégal, tout Sénégalais âgé d’au moins dix-huit ans, jouissant de ses droits civils et politiques, peut s’inscrire sur les listes électorales. Le texte étend ce droit aux détenus non déchus de leurs droits civiques, une innovation majeure du projet. Les naturalisés et les conjoints ayant acquis la nationalité sénégalaise par mariage y sont également admis sous conditions. Pour s’inscrire dans une commune, le citoyen doit y justifier d’un lien : naissance, résidence d’au moins six mois, domicile d’un ascendant direct ou affectation en qualité d’agent de l’État. Les…
La Fédération sénégalaise de football (FSF) va quitter son siège de Liberté 6 Extension pour s’installer à la Cité Keur Gorgui, dans un immeuble de douze étages appartenant à Sadio Mané. L’information a été donnée par le troisième vice-président de la FSF, Pape Sidy Lô, lors de l’Assemblée générale ordinaire de la Ligue de Dakar, tenue ce samedi. Selon ses explications, le projet repose sur un montage pensé pour permettre à la Fédération de bénéficier de nouveaux locaux sans supporter de charges financières directes. « C’est un montage financier qui a été conçu de manière intelligente », a-t-il indiqué, soulignant…
L’Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) franchit une nouvelle étape dans sa politique d’inclusion sociale. L’agence organise, ce jeudi 30 avril au CICES, une cérémonie de remise de cartes d’assuré destinée aux ex-détenus, aux blessés et aux familles des victimes des événements pré-électoraux de 2024. L’annonce a été faite par le Directeur général, El Hadji Séga Guèye, lors de la visite du Premier ministre Ousmane Sonko au stand de la CSU à la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales. À cette occasion, le chef du gouvernement a salué l’initiative et encouragé la poursuite des réformes en…
Le typhon de feux terro-djihadistes sur le Mali constitue un violent ébranlement dans un merdier déjà saturé de secousses. Le panorama (clair-obscur voire gris) des combats en cours suscite des questions qui, elles-mêmes, suggèrent des réponses lourdes de myopie politique, de défaillances sécuritaires, d’errements géopolitiques et de divagations diplomatiques. La cécité politique étant ancienne (une Transition sans fin finit dans l’abîme), il importe alors de glisser et de mettre le curseur sur les lacunes d’un dispositif qui ont ouvert les portes de Bamako et, surtout, rendu accessibles les murs de la résidence du Ministre de la Défense. Des bizarreries fatales…
