La notoriété virtuelle peut parfois masquer de sombres réalités. C’est le cas de Binta Sarr, plus connue sous le surnom de « Binta Mécanicienne », aujourd’hui au cœur d’une affaire aussi troublante que sulfureuse. Selon les révélations du quotidien Libération, la jeune femme de 26 ans a été déférée au parquet de Pikine-Guédiawaye, impliquée dans un vaste dossier mêlant association de malfaiteurs, détournement et incitation de mineures à la débauche, actes contre nature, violences, détention d’armes blanches et escroquerie, entre autres chefs d’accusation.
Une arrestation collective aux multiples ramifications
L’affaire ne se limite pas à une seule personne. Pas moins de 15 individus, dont le loueur et le propriétaire d’un appartement meublé situé à Keur Massar (quartier Diaksao), ont été interpellés par la Brigade de gendarmerie de Keur Massar puis déférés. Parmi eux figurent des élèves, étudiants, apprentis et même des mineurs, ce qui alourdit considérablement la gravité des faits reprochés.
D’après Libération, tout débute le vendredi 2 janvier aux environs de 16h15, lorsque les gendarmes sont alertés d’une violente altercation dans l’appartement concerné. Sur place, un groupe de jeunes filles et de garçons, certains armés de couteaux, se battent violemment pour une affaire de drogue dont la livraison aurait tourné court.
Une soirée qui vire au chaos
Les investigations révèlent que l’appartement avait été loué pour « passer du bon temps ». Deux jeunes filles avaient même pris possession des lieux 24 heures avant l’arrivée du reste du groupe. Le lendemain, une commande de MDMA, estimée à 10.000 FCFA, est passée via Wave. Mais à la livraison, la stupéfaction est totale : le produit tant attendu n’est en réalité que du bicarbonate de soude.
Furieuse, l’une des jeunes femmes contacte le présumé livreur pour lui signaler la supercherie et annule aussitôt la transaction. C’est alors que la situation dégénère. Le livreur, accompagné d’un ami, fait irruption dans l’appartement, armé de couteaux, déclenchant une scène de violences généralisées.
L’enquête met à nu des pratiques illégales
Alertés, les gendarmes interviennent rapidement et procèdent à l’arrestation de tous les protagonistes, à l’exception du livreur qui parvient à prendre la fuite. À la brigade, l’enquête révèle de nouveaux éléments accablants : présence de mineurs, relations sexuelles filmées, contenus compromettants, mais aussi manquements graves dans la gestion de l’appartement meublé.
Selon Libération, ni le gérant ni le propriétaire – un ressortissant guinéen – n’ont été en mesure de justifier l’absence de contrôle sur l’identité des occupants, ni l’exploitation sans autorisation légale de l’hébergement.
Une image publique écornée, une affaire loin d’être close
Très suivie sur les réseaux sociaux, Binta Mécanicienne voit aujourd’hui son image publique s’effondrer face à la lourdeur des accusations. L’affaire, qualifiée de « sordide » par Libération, soulève de sérieuses questions sur les dérives de certains cercles de jeunes, l’utilisation abusive des logements meublés et la protection des mineurs

