Dans le dossier opposant la Caisse des dépôts et consignations (CDC) à l’entreprise ECOTRA, Fadilou Keïta relance l’offensive judiciaire.
Dans une déclaration rendue publique, Fadilou Keïta affirme avoir « déposé une plainte le 14 janvier 2026 devant le procureur pour escroquerie, faux et usage de faux, et constitution illégale d’une hypothèque sur un bien appartenant à la CDC », visant explicitement « ECOTRA et CSTP ».
L’affaire ne s’arrête pas là. Selon lui, « une autre plainte avait été déposée contre Loum Diagne pour empiètement et destruction de clôture sur une propriété privée appartenant à la CDC ». Depuis, indique-t-il, il « attendait d’être convoqué dans le cadre de l’instruction de ces dossiers ».
Mais le tournant intervient avec une convocation policière. Fadilou Keïta révèle avoir « reçu une convocation du Commissariat central le lundi 30 mars 2026, suite à une plainte d’ECOTRA pour diffusion de fausses nouvelles ». Une procédure qu’il conteste vivement.
Prévue à 10 heures, l’audition n’a finalement pas eu lieu à l’heure indiquée. Elle a été « renvoyée à 15 h », précise-t-il, en invoquant plusieurs manquements. Il dénonce notamment « la non-communication de l’objet de la convocation » ainsi que « le refus de signer un procès-verbal stipulant que l’objet m’avait été notifié et que j’avais décidé de ne pas me faire assister par un avocat, ce qui est faux ».
Déterminé à défendre ses accusations, Fadilou Keïta assure avoir « repris rendez-vous à 15 h afin d’apporter les preuves » de ses allégations.
Antoine Sarr

