Close Menu
DAKARMATINDAKARMATIN
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
Facebook X (Twitter) Instagram
Urgent
  • Chronique de l’improviste : méditation sur l’avenir respiratoire des médias
  • Ramadan à Dakar le petit commerce à l’arrêt : les non-jeûneurs en détresse
  • Basketball-Préparation Du tournoi de qualificatif a la Coupe du Monde 2026 : Cheikh Sarr se lance avec 18 «Lionnes »
  • Contrôle des véhicules interurbains : le ministre des Transports exclut toute dérogation après le 2 mai
  • Candidature de Macky Sall à l’ONU : Le gouvernement du Sénégal réagit
  • Affaire Pape Cheikh Diallo et Cie : 32 mandats de dépôt
  • Mondial 2026 : visas américains, surveillance numérique et stratégie test… Abdoulaye Thiam dévoile les exigences strictes des États Unis
  • Me Moussa Bocar Thiam saisit le Bâtonnier : Un veto réclamé contre des poursuites jugées inconstitutionnelles
  • Approvisionnement en produits pétroliers : Dakar prend les devants face aux tensions au Moyen-Orient
  • Nizar Derdabi : « La mort du Guide iranien est un accélérateur, pas un aboutissement »
  • Régulation des médias : l’Assemblée nationale adopte la loi créant le Cnrm, doté d’un pouvoir de sanction
Facebook X (Twitter) Instagram
DAKARMATINDAKARMATIN
Bannière Dakar
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
DAKARMATINDAKARMATIN
Home»Actualités»Culture»À propos de Senghor
Culture

À propos de Senghor

By Dakar Matin30 septembre 2020Aucun commentaire
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Le 31 décembre 2020, cela fera exactement 40 ans que l’ancien président aura renoncé à l’exercice du pouvoir. Existera-t-il un jour en terre sénégalaise, aventure humaine plus fabuleuse que celle de Léopold Sédar Senghor ? Si Sédar Gnilane m’était conté…

Ce 31 décembre 2020, cela fera exactement 40 ans que Léopold Sédar Senghor aura renoncé à l’exercice du pouvoir.
Existera-t-il un jour en terre sénégalaise, aventure humaine plus fabuleuse que celle de Léopold Sédar Senghor ? Si Sédar Gnilane m’était conté…

C’est le 31 décembre 1980 que Léopold Sédar Senghor fait ses adieux au peuple sénégalais, cédant le pouvoir à Abdou Diouf, à la suite d’un processus enclenché quelques années plus tôt.

La légende prête surtout à Senghor le dessein de vouloir très tôt lâcher les rênes du pouvoir pour se consacrer à sa passion, la littérature. Il rêve, dit-on, de son siège au Collège de France au début des années soixante. La crise de 1962 bouleverse ses plans… Il reste finalement deux décennies à la barre.

Sa démission en 1980 est par-dessus tout l’acte fondateur qui pose une tradition de successions apaisées au pouvoir. Abdou Diouf part élégamment après sa défaite contre le Père Wade en 2000, tout comme le « Pape du Sopi » tire sa révérence en 2012 face à son tombeur Macky Sall. Ils ne peuvent pas faire moins que Senghor, qui aura fixé le seuil de l’intolérable en renonçant volontairement à ses fonctions suprêmes.

Après avoir conduit à l’indépendance, sans effusion de sang, ce peuple qui n’a pas une âme de martyr et que sa vertu n’étouffe pas, Senghor lègue à la postérité un Etat solide et une aura diplomatique spéciale. Une république dont l’ADN fait parfois dire que le Sénégal est, non pas un pays africain, mais un pays en Afrique…

Dans le monde francophone, bien après son retrait de la vie publique, Léopold Sédar Senghor sera constamment célébré : l’homme du monde, l’homme de lettres, l’homme d’Etat, le militant de la dignité noire et le chantre de la francophonie. Il y a de tout cela et bien plus dans ce personnage exceptionnel. Une université, des ponts, des rues, des lieux publics portent son nom, des statues le célèbrent, et les distinctions l’honorent partout sur la planète.

Le p’tit gars de Djilor, ce lieu-dit du Sine, en plein pays sérère, est né officiellement le 9 octobre 1906. Le rejeton de Gnilane Bakhoum, prénommé d’abord Sédar, puis baptisé Léopold par son polygame de paternel, traversera son époque de part en part, lui laissant une marque qu’aucun Sénégalais ne pourra sans doute jamais égaler. Poète, intellectuel, homme politique, homme d’Etat, citoyen du monde…
Il aura endossé tous les manteaux avec une égale classe.

Le garnement, sous l’œil bienveillant de « tokor » Waly Bakhoum avec lequel il garde des vaches, devient le brillant élève de lettres classiques auquel le député Blaise Diagne donne sa chance en lui permettant de poursuivre ses études supérieures en France. Frappé de plein fouet par la culture française, ce prodigieux cerveau se mettra en ébullition. Avec Césaire, Damas, Alioune Diop et compagnie, l’intellectuel surgi du pays sérère portera en France le débat sur la condition de l’homme noir que l’artiste, le poète, déclamera.

Lorsqu’il croise en 1945 Maître Lamine Coura Guèye, alors qu’il poursuit des recherches en linguistique sur le sérère, l’agrégé de grammaire ne se doute pas qu’il signe un long bail avec la politique, en passant par le portail communiste… Le rural, ce sujet français qu’il est, s’apprête à détrôner le citadin, le citoyen des « Quatre Communes » sevré de pouvoir suprême depuis ce temps.

Après leur réconciliation qui accouche de l’UPS, Lamine Guèye ayant perdu de sa superbe, finira au Perchoir jusqu’à sa mort en 1968. Et aucun des présidents qui se succèderont au Palais présidentiel depuis soixante ans ne viendra des fameuses « Quatre communes ».

Quant à Senghor, son ascension est irrésistible : député, maire, conseiller général, ministre français, puis, au final, président de la République du Sénégal en 1960, après l’échec de la Fédération du Mali. Il le restera vingt longues années.

En 1980, lorsque ce poète-chef d’Etat renonce solennellement à sa fonction officielle, il a 74 ans, est apparemment en bonne santé ; le pays, en dépit des fatales difficultés du sous-développement, est sous contrôle. Senghor est à mi-mandat suite à l’élection de 1978, durant laquelle Abdoulaye Wade, son principal challenger est loin derrière lui. Les troubles qui auraient pu mettre à mal la République ou faire s’effondrer l’Etat, sont derrière nous.

Senghor tient son gouvernail d’une main de fer depuis deux décennies et rien ne semble mettre en péril son autorité grandissante, contrairement à ses scores électoraux qui se rabotent, certes, mais si peu. Il survit à la crise de 1962, aux tensions sociales de 1968 et 1973, aux changements climatiques brusques de la Françafrique. Une première décennie de quasi totalitarisme… Au total, deux peines capitales, une quarantaine de morts dans un soulèvement populaire au cours duquel les forces de l’ordre tirent sur la foule. La fin du bicéphalisme, des emprisonnements à la pelle, la fermeture de l’université en 1968, une rugueuse chasse à l’homme, l’enrôlement sous les drapeaux des grévistes et l’expulsion des agitateurs étrangers, quelques bavures mortelles, dont celle qui coûte la vie à Oumar Diop Blondin…

Lorsque Senghor quitte le pouvoir, les scores à la soviet du parti unique sont du passé, la République s’ouvre à la démocratie avec ses « quatre courants » depuis 1974 : sur la scène politique, on croise des communistes, des socialistes, des libéraux et des conservateurs. Ça ne cache pas vraiment une autre opposition, plus virulente celle-là, plus ou moins clandestine mais toujours républicaine. Cheikh Anta Diop lui dispute le leadership de la défense du monde noir, Mamadou Dia, libre depuis 1974, dénonce la mal-gouvernance, et les gauchistes radicaux dissidents du PAI, le néocolonialisme. Rien de bien méchant. Y a un début de revendication islamiste avec Ahmed Khalifa Niasse, « l’Ayatollah de Kaolack » plus versatile qu’une girouette.

Et, en 1977, un journal satirique, Le Politicien, rajoute de la gouaille au tableau d’une animation culturelle et sociale bon enfant où la populace plébiscite ses artistes populaires tandis que l’élite adule sa propre sophistication.

Au plan économique, la vie n’est pas rose, il est vrai : une longue période de sècheresse dans la décennie ’70 vide les greniers et assèche les cours d’eaux. Les ruraux désertent les champs et se ruent vers les villes pour surtout y gonfler les rangs des chômeurs. Y a un début de bourgeoisie affairiste locale mais l’essentiel de l’économie est aux mains des entreprises françaises : les marchés publics sont leur chasse gardée et les ressources naturelles, leurs propriétés privées.

Question couleur locale, quelques « diamantaires » sur le retour sonnent la révolte économique et mènent grand train. Mais, en réalité, les Sénégalais jouent dans la cour des petits.

La stabilité politique est-elle à ce prix ? Ailleurs sur le continent, le nationalisme économique des nouvelles républiques accouche de coups d’Etat… Les dictatures qui se mettent en place ont pour mission de veiller sur les biens de la Françafrique. Bongo, Mobutu, Eyadéma, Sassou-Nguesso, Moussa Traoré, Bokassa… Ceux qui échappent au contrôle de l’ancienne puissance coloniale, même s’ils sont le soutien du bloc de l’Est, virent à la paranoïa. En Guinée, Sekou Touré ne dort que d’un œil et les Guinéens ont perdu le sommeil, tandis qu’au Bénin, Kérékou mène son monde à la trique, comme Boumédienne en Algérie. Les seuls régimes « stables » sont ceux qui obéissent au doigt et à l’œil à l’Elysée : Hassan II, Ould Dada, Ahidjo, Senghor, Houphouët prennent régulièrement la température de Paris, pour être informés à temps des avis de tempête…
Quand arrivent les années 80, l’ère de l’exercice solitaire du pouvoir touche à sa fin. Dans le monde, les premières fissures des régimes autoritaires sont béantes. La chute du Shah d’Iran en sera sans doute l’illustration la plus symbolique. S’y ajoute l’exécution de William Tolbert, au Libéria, lui qui fut président de l’OUA, pour faire parcourir un frisson d’horreur sur tout le continent africain en avril de cette année 1980.

Cet épisode tragique convainc définitivement Senghor de ne pas s’éterniser au pouvoir. Certes, des renseignements exagérément alarmistes sont distillés par ses successeurs devenus impatients de prendre sa place. Mais vous savez bien, quand on s’accroche à son fauteuil, rien ni personne n’y peut grand-chose de raisonnable. Senghor et Colette partiront sans se retourner ; lui, entrera à l’Académie française et se fera oublier des Sénégalais, pour finir cloîtré à Verson jusqu’à sa mort, le 20 décembre 2001.

Et depuis, même si le nom de Sédar Gnilane semble évoquer une maladie honteuse chez bon nombre de nos compatriotes, jamais Sénégalais n’aura plus fait pour le Sénégal…

Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
Dakar Matin

Articles similaires

Seyni Awa Camara (1945-2026) :Une artiste au-delà du mythe

2 février 2026

Le Djolof, matrice du pouvoir et de l’identité sénégalaise

2 février 2026

Arts contemporains africains : la Biennale prévue à Dakar du 19 novembre au 19 décembre 2026

27 janvier 2026

Culture, artisanat et tourisme : le chef de l’Etat annonce la tenue des états généraux au premier semestre 2026

21 janvier 2026

Tournée africaine : le célèbre streameur IShowSpeed est actuellement au Sénégal

20 janvier 2026

Grotte de Ngor : Le sanctuaire sérénisant

20 janvier 2026
Plus lus

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020

La Cédéao donne jusqu’au 15 septembre à la junte malienne pour désigner un président et un Premier ministre de transition civils

7 septembre 2020

Tivaouane : L’ancien maire El hadji Malick Diop placé sous mandat de dépôt

7 septembre 2020

Thierno Lo : «ces inondations ne sont pas imputables au président Sall »

7 septembre 2020

Inondations: Macky convoque une réunion d’urgence au Palais

8 septembre 2020

Guinée Bissau : La Cour suprême considère « non fondé » le recours de DSP.

8 septembre 2020

« Talatay Orange » : Y’en a marre remet ça ce mardi à 11h

8 septembre 2020

Aly Ngouille Ndiaye sur le déroulement du plan Orsec : «nous sommes dans une phase exceptionnelle, qui demande certes des efforts en matière de financement»

8 septembre 2020
Ne ratez pas!
A la Une

Chronique de l’improviste : méditation sur l’avenir respiratoire des médias

By Dakar Matin4 mars 2026

À la lecture attentive, comparative et relative au passage du CNRA au CNRM on éprouve…

Ramadan à Dakar le petit commerce à l’arrêt : les non-jeûneurs en détresse

4 mars 2026

Basketball-Préparation Du tournoi de qualificatif a la Coupe du Monde 2026 : Cheikh Sarr se lance avec 18 «Lionnes »

4 mars 2026

Contrôle des véhicules interurbains : le ministre des Transports exclut toute dérogation après le 2 mai

4 mars 2026

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Le gouvernement du Sénégal réagit

4 mars 2026

Affaire Pape Cheikh Diallo et Cie : 32 mandats de dépôt

4 mars 2026

Mondial 2026 : visas américains, surveillance numérique et stratégie test… Abdoulaye Thiam dévoile les exigences strictes des États Unis

4 mars 2026
Suivez-nous
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
À propos de nous
À propos de nous

DakarMatin traite des principaux problèmes de notre temps sous un angle destiné aux spectateurs qui veulent en savoir plus sur le Sénégal en soulevant des sujets souvent ignorés par les médias grand public pour produire un contenu qui sort de l’ordinaire.
Ecrivez-nous: dakarmatin@gmail.com
Contact: (221) 33 825 25 17

Facebook X (Twitter) Pinterest YouTube WhatsApp
Derniers articles

Chronique de l’improviste : méditation sur l’avenir respiratoire des médias

4 mars 2026

Ramadan à Dakar le petit commerce à l’arrêt : les non-jeûneurs en détresse

4 mars 2026

Basketball-Préparation Du tournoi de qualificatif a la Coupe du Monde 2026 : Cheikh Sarr se lance avec 18 «Lionnes »

4 mars 2026

Contrôle des véhicules interurbains : le ministre des Transports exclut toute dérogation après le 2 mai

4 mars 2026
Les articles populaires

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020
© 2026 DAKARMATIN
  • WEB RADIO
  • Web TV
  • Reportages
  • Scandales d’Etat
  • Chroniques
  • Religion
  • Culture
  • People
  • Contributions
  • Autour du Micro
  • Carte Blanche
  • Actualité des régions
  • Nouvelles Technologies

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.