Close Menu
DAKARMATINDAKARMATIN
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
Facebook X (Twitter) Instagram
Urgent
  • Exploration pétrolière terrestre: Petrosen relance un programme d’un montant de 100 millions de dollars
  • Disparition de George Dethie Diop, la presse sénégalaise en deuil
  • Affaire Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé : Treize nouveaux suspects dont deux célébrités dans le viseur de la gendarmerie
  • Haute Cour de justice : Me Moussa Bocar Thiam et Diouf Sarr visés
  • Questions d’actualité : Sonko face aux députés le 24 février prochain
  • Le « patron » du mal
  • Décès de l’étudiant Abdoulaye Ba : « Les responsabilités seront situées », annonce la ministre Yassine Fall
  • Crise à l’UCAD: le ministre des Forces armées appelle au dialogue et à préserver la stabilité du pays
  • Daouda Ngom: «À ce jour, l’État ne doit aucun arriéré de bourses aux étudiants»
  • UCAD : le ministre de l’Intérieur évoque des renseignements sur des menaces contre les infrastructures
  • Bourses et tensions sociales : le ministre Daouda Ngom interpelle sur le profil de certains présidents d’amicales…
Facebook X (Twitter) Instagram
DAKARMATINDAKARMATIN
Bannière Dakar
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
DAKARMATINDAKARMATIN
Home»A la Une»À PROPOS DE L’AFFAIRE SÉVERINE AWENENGO
A la Une

À PROPOS DE L’AFFAIRE SÉVERINE AWENENGO

By Dakar Matin5 novembre 2024Aucun commentaire
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Sur ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire Séverine Awenengo », je voudrais dire quelques mots. D’emblée, je confesse une honteuse faute : je vais commettre à l’égard de ce livre la même injustice que la plupart des commentateurs de son actualité : je ne l’ai pas encore lu, ce qui devrait pourtant être le préalable élémentaire à toute discussion sérieuse le concernant. Naturellement, je le lirai bientôt et en reparlerai peut-être ici même, après lecture. Foi candide dans le geste élémentaire de la bonne foi critique : lire d’abord, commenter et juger ensuite. Il n’est pas certain – j’ai déjà, en toute modestie, une solide expérience à ce propos – que cette bonne foi intéresse le plus, en matière de controverse intellectuelle et littéraire au Sénégal. Mais c’est un autre sujet. Je précise aussi que je ne connais pas personnellement Madame Awenengo.

Le malentendu, comme souvent, semble venir de la confusion, calculée ou involontaire, entre l’approche scientifique – mais cela peut aussi valoir pour l’approche fictionnelle – d’un sujet et l’apologie politique ou morale de ce sujet. En l’occurrence, tout indique qu’on suspecte (ou, pour certains, qu’on accuse franchement) la chercheure de « défendre » ou « encourager » ou « légitimer » l’idée d’une autonomie de la Casamance. Et la suspicion semble s’appuyer sur le seul fait (je souligne) qu’elle y consacre un essai, fruit d’années de labeur, de lectures, d’analyses, de terrain. Je ne suis pas naïf au point de croire encore qu’il existe une « neutralité » (au sens d’une innocence absolue, d’une « perspective de Sirius » objectivement détachée) de la recherche académique. Il va de soi que tout travail universitaire est plus ou moins « situé » ; que tout chercheur, toute chercheure a d’inévitables biais (théoriques ou personnels) ; que la démarche scientifique, aussi rigoureuse soit-elle, s’effectue toujours dans un contexte politique et social auquel elle n’échappe pas, et avec lequel elle doit composer, y compris dans la gestion des affects que ce contexte génère.

Je sais tout cela. Seulement, je sais aussi que : 1) le travail universitaire obéit à des protocoles, des contrôles, des relectures, des critiques externes qui font que n’importe quoi ne se publie pas n’importe comment ; 2) que la suspicion d’un agenda politique « caché » d’un universitaire peut être confirmée ou infirmée par l’examen patient et rigoureux de son historique de recherches et de publications ; 3) qu’au cas où, pour une raison ou une autre, une proposition universitaire « suspecte » ou « problématique » sur un sujet réussissait à être publiée malgré tous les sas de validation, les autres universitaires, spécialistes de cette question – et il y a, sur la question de ce livre, de nombreux spécialistes, et beaucoup sont Sénégalais – la liront, la critiqueront, la réfuteront, au besoin.

Pour toutes ces raisons, j’ai trouvé très triste la manière dont cette affaire a été politisée, ramenée à des considérations navrantes sur la nationalité de l’universitaire impliquée et sa légitimité, à cause de ses origines, à traiter de ce sujet. Ce procès ne me paraît pas juste, et pour tout dire, je le trouve inquiétant. Si la légitimité à s’occuper de certains objets d’étude était indexée à la nationalité ou l’origine des universitaires, toute une bibliothèque de la connaissance humaine n’aurait jamais vu le jour. Qu’on imagine un seul instant ce qui se serait passé si celui qui est peut-être le plus grand chercheur de ce pays, Cheikh Anta Diop, avait été cantonné dans ses recherches à sa nationalité ou à son origine.

Il est tout à fait ironique que l’opposition et le pouvoir, pour des raisons absolument inverses – et toutes mauvaises à mon sens -, soient tombés d’accord sur la condamnation de l’ouvrage. Ce seul fait devrait alarmer. L’éditeur a fini par renoncer à le présenter à Dakar. Je ne vois pas de quoi se réjouir. Si, dans ce pays, la politisation systématique – ou même ponctuelle – de la production scientifique ou littéraire devait être le baromètre de la vie des livres, livres que, la plupart du temps, on ne lit pas, ou superficiellement, il y aurait de quoi être inquiet. Mais peut-être le conditionnel est-il superflu, et qu’il est déjà trop tard. Ce n’est pas la première fois, au Sénégal, que des politiques, pour de raisons bien faciles, accusent un livre et/ou son auteur de vouloir déstabiliser un pays ou pervertir sa culture.

La Casamance est un sujet « sensible », me dit-on. C’est vrai et je comprends, à la lumière de l’histoire récente, qu’on puisse craindre son instrumentalisation à des fins malintentionnées. Cependant, c’est presque au nom de cette « sensibilité » qu’il faut pouvoir accepter des travaux universitaires sur la question. Car ils éclairent, complexifient, donnent une profondeur historique, questionnent autrement et, in fine, je crois, produisent un savoir plus complet, débarrassé des mythes et des fantasmes, sur un sujet. Il n’est pas toujours obligé que la crainte sociale soit opposée à la nécessité de la connaissance. Celle-ci peut dissiper celle-là.

J’entends aussi que « ce ne serait pas le bon moment » pour parler de cette question. Prudence salutaire, peut-être. Mais elle entraîne une question dans sa foulée : quel serait le bon moment ? Je crois qu’il n’y a jamais de « bon » moment pour parler d’une question dite « sensible », pour la simple raison – et pardon pour la tautologie qui va suivre – que le propre de la « sensibilité », lorsqu’on l’entretient par la précaution du silence ou le report sine die, est de ne jamais être moins sensible. Ce n’est pas parce qu’on ne parle pas (scientifiquement) d’un sujet qu’il devient moins sensible dans le temps. A n’importe quelle époque, par temps d’élection ou non, il demeurera sensible. Et ce qui est tout le temps sensible et impossible à aborder mue inévitablement en tabou. Il faut absolument l’éviter, à mon sens.

Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
Dakar Matin

Articles similaires

Exploration pétrolière terrestre: Petrosen relance un programme d’un montant de 100 millions de dollars

11 février 2026

Disparition de George Dethie Diop, la presse sénégalaise en deuil

11 février 2026

Affaire Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé : Treize nouveaux suspects dont deux célébrités dans le viseur de la gendarmerie

11 février 2026

Haute Cour de justice : Me Moussa Bocar Thiam et Diouf Sarr visés

11 février 2026

Questions d’actualité : Sonko face aux députés le 24 février prochain

11 février 2026

Le « patron » du mal

11 février 2026
Plus lus

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020

La Cédéao donne jusqu’au 15 septembre à la junte malienne pour désigner un président et un Premier ministre de transition civils

7 septembre 2020

Tivaouane : L’ancien maire El hadji Malick Diop placé sous mandat de dépôt

7 septembre 2020

Thierno Lo : «ces inondations ne sont pas imputables au président Sall »

7 septembre 2020

Inondations: Macky convoque une réunion d’urgence au Palais

8 septembre 2020

Guinée Bissau : La Cour suprême considère « non fondé » le recours de DSP.

8 septembre 2020

« Talatay Orange » : Y’en a marre remet ça ce mardi à 11h

8 septembre 2020

Aly Ngouille Ndiaye sur le déroulement du plan Orsec : «nous sommes dans une phase exceptionnelle, qui demande certes des efforts en matière de financement»

8 septembre 2020
Ne ratez pas!
A la Une

Exploration pétrolière terrestre: Petrosen relance un programme d’un montant de 100 millions de dollars

By Dakar Matin11 février 2026

Le Sénégal entend approfondir sa stratégie de valorisation de son potentiel énergétique. La Société des…

Disparition de George Dethie Diop, la presse sénégalaise en deuil

11 février 2026

Affaire Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé : Treize nouveaux suspects dont deux célébrités dans le viseur de la gendarmerie

11 février 2026

Haute Cour de justice : Me Moussa Bocar Thiam et Diouf Sarr visés

11 février 2026

Questions d’actualité : Sonko face aux députés le 24 février prochain

11 février 2026

Le « patron » du mal

11 février 2026

Décès de l’étudiant Abdoulaye Ba : « Les responsabilités seront situées », annonce la ministre Yassine Fall

10 février 2026
Suivez-nous
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
À propos de nous
À propos de nous

DakarMatin traite des principaux problèmes de notre temps sous un angle destiné aux spectateurs qui veulent en savoir plus sur le Sénégal en soulevant des sujets souvent ignorés par les médias grand public pour produire un contenu qui sort de l’ordinaire.
Ecrivez-nous: dakarmatin@gmail.com
Contact: (221) 33 825 25 17

Facebook X (Twitter) Pinterest YouTube WhatsApp
Derniers articles

Exploration pétrolière terrestre: Petrosen relance un programme d’un montant de 100 millions de dollars

11 février 2026

Disparition de George Dethie Diop, la presse sénégalaise en deuil

11 février 2026

Affaire Pape Cheikh Diallo – Djiby Dramé : Treize nouveaux suspects dont deux célébrités dans le viseur de la gendarmerie

11 février 2026

Haute Cour de justice : Me Moussa Bocar Thiam et Diouf Sarr visés

11 février 2026
Les articles populaires

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020
© 2026 DAKARMATIN
  • WEB RADIO
  • Web TV
  • Reportages
  • Scandales d’Etat
  • Chroniques
  • Religion
  • Culture
  • People
  • Contributions
  • Autour du Micro
  • Carte Blanche
  • Actualité des régions
  • Nouvelles Technologies

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.