On peut ignorer ce que font nos enfants, ne pas savoir qui ils fréquentent encore moins les pratiques auxquelles ils s’adonnent. On peut être un bon père de famille mais il arrive que nos mômes échappent à notre vigilance. Personne d’ailleurs ne peut être en mesure de les surveiller. On a beau se défausser sur les parents, les accusant d’avoir démissionné de l’éducation de leurs enfants, la vérité est autre et peut être cruelle. Surtout dans un monde où les frontières sont devenues artificielles. Et où les réseaux sociaux ont remplacé les parents dans l’éducation des garnements. Au-delà des actes répréhensibles que posent certains de nos mômes, c’est la société sénégalaise, elle-même, qui est pourrie de la tête aux pieds. Le « Ndeup national » auquel appelait, il y a plus de trente ans, le clinicien et psychologue Serigne Mor Mbaye, devient plus qu’urgent. Il est d’une brûlante actualité. Ce charmant pays est un grand corps malade, et sa jeunesse particulièrement est atteinte. Faut-il se nourrir d’illusions quand ce sont des adultes, eux-mêmes, qui viennent enfreindre l’ordre établi, offrant à la jeunesse le visage répugnant de leurs pratiques ? On est à la quête effrénée de jouissances, on court derrière le profit. Plus les rétributions sont importantes, plus on en veut encore, devenant ainsi, à notre corps défendant, les esclaves d’une société de consommation et de plaisirs. Au rang des priorités, l’argent et le sexe. Le couple infernal et démoniaque qui a fini de détruire toutes les strates d’une société gangrenée par la corruption, la cupidité et le mensonge. Des pratiques érigées en modèles d’ascension sociale. Tout le monde veut s’enrichir sans effort, et vite ! Quitte à emprunter des raccourcis peu recommandables. Les derniers rapports de la Cour des comptes et de l’Ofnac montrent que les adultes ne sont guère des références dans la gestion des affaires publiques. Ils offrent ainsi à une jeunesse désorientée et sans repères axiologiques des exemples dangereux et corrosifs. L’argent mal acquis, le sexe, l’alcool et la drogue. Choix de vie d’une certaine jeunesse. On est souvent effaré de recevoir des vidéos dans lesquelles ils s’accouplent à visage découvert avec une audace qui frise la folie. Loin du cocon familial, ils vivent leur vie, jusqu’à ce que tout explose devant des parents incrédules qui étaient loin d’imaginer leurs progénitures dans de telles postures dégradantes. Ce qui arrive, ces derniers temps, à des enfants de personnalités de la vie politique, économique etc… constitue un échec. Personne ne souhaiterait vivre ce que ces parents vivent à travers leur progéniture. Le chemin de la rupture, c’est aussi donner à cette jeunesse des rêves autres que le sexe, l’argent mal acquis, l’alcool et la drogue. Des ingrédients qui sont en train de les détruire.
KACCOOR BI – LE TEMOIN
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