Fermer le menu
DAKARMATINDAKARMATIN
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
Facebook X (Twitter) Instagram
Urgent
  • Korité: Rites autour d’une célébration
  • Série de nominations au sein de la Police nationale : grand chamboulement dans les commissariats du pays
  • Guy Marius Sagna dénonce des nominations « calamiteuses » au ministère de la Santé
  • Défaut de permis de conduire : le chroniqueur Adama Fall envoyé en prison
  • Ligue conférence : Ismaïla Sarr en héros, Crystal Palace file en quarts
  • Une partie des musulmans célèbre la korité, ce vendredi 20 mars
  • Basket fauteuil roulant : l’équipe nationale reçoit le drapeau des mains de la ministre des Sports
  • CAN 2025 : Non, le Sénégal ne rendra pas le trophée au Maroc…voici ce que prévoit le règlement
  • Équipe Nationale : Pape Thiaw dévoile la liste des Lions pour les matchs contre Pérou et la Gambie
  • Dr Babo Amadou Ba, directeur général du 3FPT: « Pourquoi la restructuration de la dette n’est pas une bonne idée »
  • Les héritiers du Prophète de l’humanité Ibrahim ibn Khalid al-Kalbi : Abou Thawr (170-240 H) Par Docteur Khadim MBACKÉ
Facebook X (Twitter) Instagram
DAKARMATINDAKARMATIN
Bannière Dakar
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
DAKARMATINDAKARMATIN
Home»A la Une»Maître Ngagne Demba Touré : Alors, une refondation s’impose !
A la Une

Maître Ngagne Demba Touré : Alors, une refondation s’impose !

Par Dakar Matin12 septembre 2023Aucun commentaire
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Les événements tragiques survenus hier dans la commune de Khossanto ont conduit au bilan macabre de deux morts par balles et d’une dizaine de blessés. A l’origine de cette odieuse répression, un arrêté préfectoral portant création et organisation de la commission chargée du recrutement de la main d’œuvre locale non qualifiée pour le compte de la société minière Endavour Mining, basée à Sabodala. A l’évidence, si la tuerie de deux compatriotes sénégalais par nos forces de défense et de sécurité semble n’émouvoir personne, c’est parce que notre pays s’est froidement enlisé dans un gouffre systémique nourri et entretenu par une République cartellisée.

Après décembre 1962, mai 1968, 1974, 1988, 1993, juin 2011, mars 2021, juin 2023, tous ces épisodes dramatiques sans reddition des comptes, ni responsabilités situées, encore moins d’enquête indépendante, démontrent à suffisance l’amnésie d’un État qui refuse d’avoir de la mémoire historique. Mais au-delà, ce mutisme pose plusieurs problèmes dont il faut analyser les causes et ceci à cinq niveaux :

1- Une presse démissionnaire :

Longtemps considérée comme le quatrième pouvoir dans un système démocratique, la presse sénégalaise qui était dépourvue de liberté dans les années 60 et 70 s’est foudroyée malgré l’alternance de 2000 dans une logique de course éhontée aux prébendes du Prince.

Sinon comment comprendre la non-couverture assumée d’une information si importante et vitale dans l’actualité socio-politique de notre pays ?

Deux vies humaines perdues ! Pas d’édition spéciale ! Pas de reportage en direct ! Bref, un traitement silencieux et minimaliste.

Ces médias à qui, le peuple souverain a octroyé des licences en leur concédant un service public avec attribution de subventions, ont décidé de lâcher ce peuple martyrisé pour se faire complice de son agent meurtrier : le système.

2- Une administration de seigneurie féodale :

S’il y’a une corporation à pointer du doigt et qui sans doute est coupable de tous les crimes flagrants perpétrés contre le peuple, c’est bien l’administration : une administration bâtie sur des fondements néocoloniaux qui conçoit l’administré comme un sujet à dominer et non un citoyen à servir. Cette mentalité régressive transparaît le plus souvent dans l’administration territoriale et la magistrature. Sans ambages, à chaque fois que la République est en danger, le combustible source de l’embrasement est soit un arrêté ou bien un arrêt.

Depuis Mamadou DIA, les décisions judiciaires rendues par nos cours et tribunaux n’aboutissent qu’à la persécution, la haine et la colère.

Depuis 1963, les mesures administratives prises par nos gouverneurs et leurs subordonnés ne reflètent que le mépris des populations administrées.

3- Des forces de défense du système :

Nos forces de défense et de sécurité souvent citées en exemple en Afrique ne sont pas exemptes de reproches. En effet, si une certaine bien-pensance voudrait leur attribuer une posture foncièrement républicaine, force est de reconnaître que depuis plusieurs années, elles se sont muées dans une loyauté aveugle, en bras armé du pouvoir tyrannique de Macky SALL sans une seule fois remettre en cause les conséquences désastreuses de ses actes, ou user de l’objection de conscience lorsque l’éthique la plus fondamentale est remise en cause.

Aujourd’hui, il est nettement établi que notre armée, notre gendarmerie et notre police faillissent à leur mission républicaine et leur éthique nationale. La responsabilité des massacres de mars de 2021 et de juin 2023 leur est justement imputable.

En république, l’Armée doit jouer et assumer son rôle de contrepouvoir qui désamorce les crises et stopper les dérives dictatoriales.

En république, la Gendarmerie ne tire pas sur son peuple.

En république, la Police ne doit pas s’allier avec des milices.

4- Un République monarchique :

A entendre certains journalistes et intellectuels flagorneurs, la démocratie sénégalaise est peinte comme mature et aboutie. Mais à l’épreuve des faits, on s’aperçoit aisément que le système politique sénégalais, hérité de la constitution gaullienne de 1958, repose essentiellement sur la concentration des pouvoirs, en réalité de tous les pouvoirs entre les mains d’un monarque qui n’a qu’un seul alibi : le suffrage universel.

Cette légitimité populaire qu’il utilise comme fondement de ses lubies est aujourd’hui profondément écornée. Au Sénégal, le Président de la République est un empereur qui règne sans partage et ses sbires peuvent tout se permettre. A voir les arrêtés anachroniques et moyenâgeux de nos préfets et sous-préfets qui interdisent maintenant des tournois de football dédiés à un opposant, il n’est pas exagéré d’affirmer que le coup d’État contre le peuple est désormais permanent comme disait Mitterrand en 1964.

La constitution sénégalaise qui limite le domaine de la loi (article 67) et attribue au règlement un caractère illimité et résiduel (article 76), a confisqué la volonté populaire et consacré la prédominance hypertrophique d’autorités illégitimes qui ne doivent leurs titres et fonctions qu’à un seul homme, le Président détenteur de tous les pouvoirs mais responsable de rien.

5- Une économie extravertie à la solde de l’impérialisme.

Khossanto, une commune du département de Saraya située dans la région de Kédougou, riche en minerais. Une zone où l’or est extrait depuis près d’une quinzaine d’années par les multinationales au détriment des populations locales. En substance, l’État du Sénégal a pris l’option irrévocable de livrer l’écrasante quantité des revenus issus de la production minière aux compagnies étrangères tout en se contentant de miettes.

Selon l’ITIE, les mines n’ont rapporté que 167 milliards F CFA au Sénégal en 2020. De plus, le taux de progression des recettes minières n’est que de 7%. Une situation lamentable due à un manque de vision économique endogène, une corruption institutionnalisée, un cadre juridique scandaleux et une gestion opaque du secteur minier. Aujourd’hui, dans l’Est du pays, la production minière est abondante et en pleine croissance, pendant que la population locale est dans l’indigence la plus absolue.

A l’aube de l’ère la production pétrolière, le système qui repose sur l’assujettissement du peuple et la corruption des élites est dans la tourmente. Oui, le système est démasqué et les Sénégalais sont éveillés. Oui, le système est minoritaire et les Sénégalais ont soif de changement.

Sentant sa faiblesse et à bout de souffle, le système mise désormais sur deux choses : la violence aveugle et la censure systématique.

Ainsi, il compte sur deux alliés : notre peur et notre inertie.

Dans un tel contexte, la voix du peuple doit retentir partout pour faire face aux usurpateurs de son pouvoir, ceux-là qui ont confisqué ses libertés et privatisé son État. Il est plus qu’urgent de rétablir l’ordre public qui n’est rien d’autre que la justice et la vérité.

Alors, une refondation s’impose !

Force restera au peuple !

Force restera à la loi !

Par Maître Ngagne Demba TOURE,

Coordonnateur national de la Jeunesse Patriotique du Sénégal- JPS

Ségou, le mardi 12 septembre 2023

Dakar Matin
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
Dakar Matin

Articles similaires

Korité: Rites autour d’une célébration

20 mars 2026

Série de nominations au sein de la Police nationale : grand chamboulement dans les commissariats du pays

20 mars 2026

Guy Marius Sagna dénonce des nominations « calamiteuses » au ministère de la Santé

20 mars 2026

Une partie des musulmans célèbre la korité, ce vendredi 20 mars

20 mars 2026

Basket fauteuil roulant : l’équipe nationale reçoit le drapeau des mains de la ministre des Sports

20 mars 2026

CAN 2025 : Non, le Sénégal ne rendra pas le trophée au Maroc…voici ce que prévoit le règlement

20 mars 2026
Plus lus

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020

La Cédéao donne jusqu’au 15 septembre à la junte malienne pour désigner un président et un Premier ministre de transition civils

7 septembre 2020

Tivaouane : L’ancien maire El hadji Malick Diop placé sous mandat de dépôt

7 septembre 2020

Thierno Lo : «ces inondations ne sont pas imputables au président Sall »

7 septembre 2020

Inondations: Macky convoque une réunion d’urgence au Palais

8 septembre 2020

Guinée Bissau : La Cour suprême considère « non fondé » le recours de DSP.

8 septembre 2020

« Talatay Orange » : Y’en a marre remet ça ce mardi à 11h

8 septembre 2020

Aly Ngouille Ndiaye sur le déroulement du plan Orsec : «nous sommes dans une phase exceptionnelle, qui demande certes des efforts en matière de financement»

8 septembre 2020
Ne ratez pas!
A la Une

Korité: Rites autour d’une célébration

Par Dakar Matin20 mars 2026

Au-delà de la fin des privations, la fête de la Korité ou Aïd-el-Fitr est une…

Série de nominations au sein de la Police nationale : grand chamboulement dans les commissariats du pays

20 mars 2026

Guy Marius Sagna dénonce des nominations « calamiteuses » au ministère de la Santé

20 mars 2026

Défaut de permis de conduire : le chroniqueur Adama Fall envoyé en prison

20 mars 2026

Ligue conférence : Ismaïla Sarr en héros, Crystal Palace file en quarts

20 mars 2026

Une partie des musulmans célèbre la korité, ce vendredi 20 mars

20 mars 2026

Basket fauteuil roulant : l’équipe nationale reçoit le drapeau des mains de la ministre des Sports

20 mars 2026
Suivez-nous
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
À propos de nous
À propos de nous

DakarMatin traite des principaux problèmes de notre temps sous un angle destiné aux spectateurs qui veulent en savoir plus sur le Sénégal en soulevant des sujets souvent ignorés par les médias grand public pour produire un contenu qui sort de l’ordinaire.
Ecrivez-nous: dakarmatin@gmail.com
Contact: (221) 33 825 25 17

Facebook X (Twitter) Pinterest YouTube WhatsApp
Derniers articles

Korité: Rites autour d’une célébration

20 mars 2026

Série de nominations au sein de la Police nationale : grand chamboulement dans les commissariats du pays

20 mars 2026

Guy Marius Sagna dénonce des nominations « calamiteuses » au ministère de la Santé

20 mars 2026

Défaut de permis de conduire : le chroniqueur Adama Fall envoyé en prison

20 mars 2026
Les articles populaires

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020
© 2026 DAKARMATIN
  • WEB RADIO
  • Web TV
  • Reportages
  • Scandales d’Etat
  • Chroniques
  • Religion
  • Culture
  • People
  • Contributions
  • Autour du Micro
  • Carte Blanche
  • Actualité des régions
  • Nouvelles Technologies

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour effectuer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.