La vitrine démocratique du Sénégal est encore cassée. Elle s’était craquelée depuis longtemps. Macky Sall et ses collaborateurs doivent savoir que les méthodes qu’elles posent deviennent affligeantes et ne peuvent pas produire les résultats espérés. Le Président Macky SALL est-il suffisamment bien « tuyauté » au point de fragiliser sa cote d’estime et affective des bastions indécis ?
De la radiation aux accusations de viol et aux autres accusations les plus « grotesques » les unes que les autres, Ousmane Sonko est là, toujours là.. Il prend progressivement de l’épaisseur et amplifie les clivages. On a touché le plafond. Sa maison très souvent encerclée donne l’air d’une résidence « assignée ». Et l’état de décadence de l’État va de mal en pis.
Le 16 février 2023, il a été arrêté à son retour du tribunal et « déposé chez lui ». Deux images d’arrestation qui ne font que renforcer un opposant qui sait exploiter à bon escient son « temps ». La sérénité avec laquelle il a accueilli les forces de l’ordre venues le cueillir irradie sur lui un leadership et une popularité au sein d’une frange importante de la société notamment les jeunes.
La sérénité avec laquelle il a accueilli les forces de l’ordre venues le cueillir irradie sur lui un leadership et une popularité au sein d’une frange importante de la société notamment les jeunes. La brutalité déployée pour stopper son convoi, est indigne d’une démocratie. Elle met en lumière une passion vive qui ne peut qu’attiser une tension déjà incandescente. Les images « vilaines » font le tour du monde.
Le leader le plus radical du champ politique sénégalais Ousmane Sonko fait les choux gras des médias les plus influents du monde. L’image du Sénégal est défigurée par des forces de défense et de sécurité et les donneurs d’ordre juste pour « accompagner » un opposant qui rentrait chez lui. Si cette scène s’était passée en Europe, on parlerait » de salauds » de la police.
(Confidentiel Afrique)

