Dans une interview réservée aux abonnés de «Jeune Afrique » et dont Libération online a pris connaissance, Macky Sall est revenu sur plusieurs sujets. Interpellé sur les raisons du retard dans la nomination d’un Premier ministre, il a indiqué : «(…) Nous avons encore un scrutin : les législatives de juillet. Il m’a paru plus logique d’attendre leurs résultats pour désigner le Premier ministre qui sera issu de la formation qui les aura remportées. (…) Les profils, cela ne signifie pas grand-chose. Inutile de faire des projections. Le moment venu, un Premier ministre compétent sera nommé et il se mettra immédiatement au travail ».
Concernant ses rapports avec les responsables de l’opposition, notamment Ousmane Sonko et Barthélémy Dias, il dit : «Chacun a sa manière de s’opposer. Je ne m’attarde pas outre mesure sur mes adversaires. L’essentiel, c’est que, dans une démocratie, il y ait une opposition forte. Tant que l’opposition – quelle que soit la façon dont elle se comporte – est républicaine, cela ne me pose pas de problème. J’ai moi-même été opposant, je n’ai jamais eu un mot déplacé à l’égard de ceux qui étaient au pouvoir. Cela ne m’a pas empêché de gagner les élections. Chacun son tempérament ».
Sur la volonté qui lui est prêtée de se présenter encore en 2024, Macky Sall renseigne : «Je répondrai à cette question après les législatives. Il sera alors temps de fixer le cap de 2024. En attendant, nous avons du travail, et guère le loisir de nous disperser ».
Quand nos confrères lui demandent : «Lorsque vous quitterez le pouvoir, laquelle de vos réalisations ou de vos réformes aimeriez-vous que les Sénégalais retiennent ? », il dit : «Beaucoup me tiennent à cœur. J’ai créé une nouvelle ville, sortie de nulle part : Diamniadio. Le train express régional, le TER, est un autre motif de fierté car c’est un projet structurant, qui révolutionne nos transports publics et nous projette vers la modernité. Il y a aussi tout ce qui a été fait en milieu rural, dont on ne parle pas souvent mais qui a changé fondamentalement la vie dans ces territoires : l’accès à l’eau potable et à l’électricité, la couverture sanitaire universelle… C’est moins visible qu’un pont ou qu’une autoroute, mais c’est le fondement de notre politique sociale. En matière de santé, nous avons fait un bond qualitatif important, notamment en matière de plateaux médicaux. Pendant la pandémie de Covid-19, la construction du Centre des maladies infectieuses et tropicales a été une très belle réalisation : c’est « un hôpital dans l’hôpital » qui pourra faire face à n’importe quelle pandémie. Nous avons également développé, un peu partout, des universités modernes. Depuis l’indépendance jusqu’à mon élection, les résidences universitaires disposaient au maximum de 5 000 lits. Nous en sommes à 30 000. Mais reposez-moi la question au moment de mon départ, mon travail est loin d’être achevé ! ».
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