Fermer le menu
DAKARMATINDAKARMATIN
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
Facebook X (Twitter) Instagram
Urgent
  • Fin du ramadan 2026: l’Arabie saoudite annonce la date de l’Aïd el-Fitr ce vendredi
  • Retrait du titre de champion d’Afrique au Sénégal : L’avocat Maitre Kabou révèle les incohérences de la CAF
  • Retrait du trophée de la CAN: le Sénégal prévient qu’il ne «saurait tolérer» cette «décision grossièrement illégale»
  • Perturbations dans la collecte des déchets : la SONAGED rassure et appelle à la coopération des usagers
  • Ri-di-cule
  • Fonction publique : Olivier Boucal rappelle aux syndicats leur devoir de soumettre leurs rapports annuels.
  • CAN 2025 : Augustin Senghor réagit à la décision de la CAF « Le Sénégal gardera son trophée quoi qu’il arrive » !
  • Victoire du Sénégal annulée : Laye Diaw accuse le Roi du Maroc et réclame la démission de Motsepe
  • Situation des Lions et des supporters : Thierno Bocoum fustige « une passivité » des autorités sénégalaises
  • Décision du jury d’appel de la CAF: la FSF va saisir le TAS pour dénoncer une « forfaiture »
  • Congo-Brazzaville: Denis Sassou-Nguesso déclaré vainqueur de la présidentielle pour la cinquième fois consécutive
Facebook X (Twitter) Instagram
DAKARMATINDAKARMATIN
Bannière Dakar
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Sport
  • Chroniques
  • People
DAKARMATINDAKARMATIN
Home»A la Une»Campagne électorale, entre promesses fantaisistes, violence débridée et médias partiaux
A la Une

Campagne électorale, entre promesses fantaisistes, violence débridée et médias partiaux

Par Dakar Matin21 janvier 2022Aucun commentaire
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Le débat programmatique n’a pas été au rendez-vous. Les actes de violence ont montré l’inanité du projet pacifique du Cudis. Des quotidiens ont tous donné leur une à un même candidat avec quasiment le même contenu, le même jour

La campagne électorale pour les élections locales du 23 janvier aura été particulièrement marquée par la violence entre les différents acteurs en compétition pour les postes de maire ou de président de conseils départementaux.

De façon prémonitoire, le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal (Cudis), qui avait vaticiné le débridement de cette violence constatée sur le terrain électoral, avait invité les acteurs politiques à signer une charte de non-violence pour garantir la tenue d’un scrutin apaisé. Ladite structure, tout comme l’organisation de la société civile Jammi Rewmi, a implémenté un dispositif de lutte plus ou moins fragile contre la violence politique pour étouffer toute velléité de violence lors de cette présente campagne. Si certains hommes politiques, par populisme ou démagogie, se sont empressés de donner leur onction à cette charte, d’autres, par réalisme politique, avaient opposé une fin de non-recevoir à la proposition du Cudis. Les actes de violence survenus depuis le début de la campagne ont montré l’inanité du projet pacifique et sécuritaire du Cudis.

L’initiative de cette structure a mis à nu la faillite sécuritaire de l’Etat, seul détenteur de la violence légale et légitime. Car, si le parti voire la coalition au pouvoir est le principal promoteur et distillateur de cette violence sécrétée par ses milices privées, il faut s’attendre à ce que les partis d’opposition mettent en place un système de défense armé qui exacerbe cette panoplie de la violence politique.

Le jour où le président de la République, Macky Sall, a reçu l’organisation dirigée par le jeune Cheikh Tidiane Sy, fils du défunt Abdou Aziz Sy Al Amine, pour approuver une telle démarche, il a mis, ipso facto, à nu la faille de la politique sécuritaire de l’Etat. Quand, dans une République, l’Etat se montre défaillant pour assurer la sécurité des biens et des citoyens, ces derniers cherchent des ersatz de système de défense pour assurer leur propre sécurité. Il est de coutume de voir dans les Républiques déliquescentes déstructurées par des conflits politiques ou des violences ethnico-politiques des citoyens en confrontation mortifère s’accorder, sous l’œil arbitral d’organismes neutres, sur des règles sécuritaires pour gérer un entracte transitionnel.

Pourtant le Sénégal est loin de cette situation d’instabilité, même si les événements de mars 2021 ont plongé le pays dans une violence inouïe avec à la clé 14 morts, plus de 600 blessés en quatre jours. Dans les reportages de campagne des journalistes, la violence a fini par oblitérer les programmes des candidats. Une campagne marquée d’ailleurs par l’absence manifeste de véritables programmes politiques. A la place des idées, les muscles règnent en maitres et rythment la campagne électorale. Et au lieu de véritables équipes de choc qui encadrent les candidats à la tête des mairies ou des conseils départementaux et mettent en lumière leurs projets, on remarque autour des candidats des mastodontes comme gardes de corps dont la seule spécialité est de semer partout la violence physique et psychique.

Les violences électorales constituent pour ces éléphants aux cervelles de moineau une activité économique dont ils tirent leur subsistance pour survivre. Cette chair à canon, qui constitue la garde rapprochée de certains compétiteurs, se recrute généralement parmi la multitude de jeunes désœuvrés que produit le fort taux de chômage sévissant dans le pays.

A Dakar Mame Mbaye Niang, dissident de Bennoo, attaque verbalement son camarade de même parti Abdoulaye Diouf Sarr. A la Médina, chaque jour, les partisans de Cheikh Ba de Bennoo et ceux de Bamba Fall de Gëm sa Bopp s’affrontent, se lapident et se caillassent violemment. A Guédiawaye, Ousmane Sonko, candidat à la mairie de Ziguinchor, dénonce l’enrichissement illicite des fonctionnaires milliardaires et promet la géhenne carcérale à Aliou Sall et Lat-Diop en cas de changement de régime. A Mbour, Cheikh Issa Sall et Maguette Sène lui apportent la réplique et s’interrogent sur ses moyens de campagne pour un candidat radié de la fonction publique et qui ne vit que de son traitement de députés. A Dagana, les partisans du ministre Oumar Sarr s’en prennent au candidat de la Convergence patriotique pour la justice et l’équité « CPJE Nay Lerr » Moustapha Sarr.

Programmes politiques fantaisistes

Tout cela pour montrer que, pendant cette campagne dont les lampions commencent à s’éteindre, le débat programmatique n’a pas été au rendez-vous des discours des différents candidats. Les rares qui ont osé décliner des simulacres de feuilles de route programmatiques ont versé très souvent dans des promesses fantaisistes qui dépassent de très loin les compétences d’un maire ou d’un président de conseil départemental. On aurait dit qu’ils se sont trompés de combat et croyaient participer à une présidentielle ! Un programme politique rationnel doit s’adosser sur un budget prévisionnel conséquent, réaliste et réalisable. Or, la plupart des candidats versent dans la surenchère des promesses chiffrées à des milliards alors que les budgets des communes qu’ils briguent ne font même pas un milliard la plupart du temps. C’est ce qui explique pourquoi certains candidats fuient les débats publics axés sur les programmes. Faussement bouffis de leur ego ou infatués de leur personne, ils prétextent ne pas boxer dans la même catégorie que leurs concurrents d’une même commune pour éviter les plateaux médiatiques ou les tréteaux publics. Dans la même foulée, certains prétendants aux collectivités territoriales ont même enjambé le domaine de compétences des maires ou présidents de conseil pour promettre de réaliser des choses qui relèvent de la compétence de l’Etat central. Le choc des programmes a été le ventre mou de cette campagne électorale terne où les caravanes sonorisées composées de bolides et de motos s’étirant sur plusieurs dizaines de mètres et les démonstrations de force populaire ont fait florès. Les lieux d’expression contradictoire publics sont désertés par la quasi-totalité des prétendants à la direction des collectivités territoriales. Ce même chacun d’eux réclame hypocritement un face-à-face avec ses concurrents.

Médias partiaux

Le manque d’équidistance d’une certaine presse écrite partiale n’a pas manqué d’alimenter cette tension entre candidats. Certains journalistes, caractérisés par leur proximité ostentatoire avec tel ou tel autre candidat, ont manqué d’objectivité en « offrant » chaque jour leur une à un candidat désigné. Il est arrivé des jours où des quotidiens ont tous donné leur une à un même candidat avec quasiment le même contenu. Des confrères n’ont même pas hésité à inventer des sondages qui donnent la victoire à leur candidat favori. Chaque jour, des mobilisations monstres là où il n’y a eu que deux pelées trois tondus sont inventées et publiées par certains journalistes en manque d’objectivité. C’est dire que le manque de professionnalisme de certains journalistes n’a pas aidé à asseoir un débat contradictoire démocratique au grand bonheur des électeurs qui doivent affiner leur choix en fonction du réalisme des programmes de certains candidats. La manifestation sans circonlocution de certaines sympathies journalistiques en faveur de candidats sans programme politique sérieux ni argument convaincant a déséquilibré le nécessaire traitement égalitaire et équidistant de l’information que les citoyens souhaitaient. Et c’est ce qui a délégitimé et décrédibilisé la parole journalistique dans cette campagne électorale.

PAR SERIGNE SALIOU GUÈYE

Dakar Matin
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
Dakar Matin

Articles similaires

Fin du ramadan 2026: l’Arabie saoudite annonce la date de l’Aïd el-Fitr ce vendredi

18 mars 2026

Retrait du titre de champion d’Afrique au Sénégal : L’avocat Maitre Kabou révèle les incohérences de la CAF

18 mars 2026

Retrait du trophée de la CAN: le Sénégal prévient qu’il ne «saurait tolérer» cette «décision grossièrement illégale»

18 mars 2026

Perturbations dans la collecte des déchets : la SONAGED rassure et appelle à la coopération des usagers

18 mars 2026

Ri-di-cule

18 mars 2026

Fonction publique : Olivier Boucal rappelle aux syndicats leur devoir de soumettre leurs rapports annuels.

18 mars 2026
Plus lus

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020

La Cédéao donne jusqu’au 15 septembre à la junte malienne pour désigner un président et un Premier ministre de transition civils

7 septembre 2020

Tivaouane : L’ancien maire El hadji Malick Diop placé sous mandat de dépôt

7 septembre 2020

Thierno Lo : «ces inondations ne sont pas imputables au président Sall »

7 septembre 2020

Inondations: Macky convoque une réunion d’urgence au Palais

8 septembre 2020

Guinée Bissau : La Cour suprême considère « non fondé » le recours de DSP.

8 septembre 2020

« Talatay Orange » : Y’en a marre remet ça ce mardi à 11h

8 septembre 2020

Aly Ngouille Ndiaye sur le déroulement du plan Orsec : «nous sommes dans une phase exceptionnelle, qui demande certes des efforts en matière de financement»

8 septembre 2020
Ne ratez pas!
A la Une

Fin du ramadan 2026: l’Arabie saoudite annonce la date de l’Aïd el-Fitr ce vendredi

Par Dakar Matin18 mars 2026

La Cour suprême de l’Arabie saoudite a confirmé ce mercredi 18 mars 2026 que la…

Retrait du titre de champion d’Afrique au Sénégal : L’avocat Maitre Kabou révèle les incohérences de la CAF

18 mars 2026

Retrait du trophée de la CAN: le Sénégal prévient qu’il ne «saurait tolérer» cette «décision grossièrement illégale»

18 mars 2026

Perturbations dans la collecte des déchets : la SONAGED rassure et appelle à la coopération des usagers

18 mars 2026

Ri-di-cule

18 mars 2026

Fonction publique : Olivier Boucal rappelle aux syndicats leur devoir de soumettre leurs rapports annuels.

18 mars 2026

CAN 2025 : Augustin Senghor réagit à la décision de la CAF « Le Sénégal gardera son trophée quoi qu’il arrive » !

18 mars 2026
Suivez-nous
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
À propos de nous
À propos de nous

DakarMatin traite des principaux problèmes de notre temps sous un angle destiné aux spectateurs qui veulent en savoir plus sur le Sénégal en soulevant des sujets souvent ignorés par les médias grand public pour produire un contenu qui sort de l’ordinaire.
Ecrivez-nous: dakarmatin@gmail.com
Contact: (221) 33 825 25 17

Facebook X (Twitter) Pinterest YouTube WhatsApp
Derniers articles

Fin du ramadan 2026: l’Arabie saoudite annonce la date de l’Aïd el-Fitr ce vendredi

18 mars 2026

Retrait du titre de champion d’Afrique au Sénégal : L’avocat Maitre Kabou révèle les incohérences de la CAF

18 mars 2026

Retrait du trophée de la CAN: le Sénégal prévient qu’il ne «saurait tolérer» cette «décision grossièrement illégale»

18 mars 2026

Perturbations dans la collecte des déchets : la SONAGED rassure et appelle à la coopération des usagers

18 mars 2026
Les articles populaires

Le Sénégal compte plus de 5 millions d’analphabètes

7 septembre 2020

«Promesses non tenues»: les localités de Pata et Médina Yoro Foulah en colère contre Macky

7 septembre 2020

Inondations et plan Orsec : Sonko et Cie redoutent un détournement de fonds par ‘’une mafia du pompage’’

7 septembre 2020

Nana Akufo-Addo, nouveau président de la Cedeao

7 septembre 2020
© 2026 DAKARMATIN
  • WEB RADIO
  • Web TV
  • Reportages
  • Scandales d’Etat
  • Chroniques
  • Religion
  • Culture
  • People
  • Contributions
  • Autour du Micro
  • Carte Blanche
  • Actualité des régions
  • Nouvelles Technologies

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour effectuer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.