Le Sénégal a plaidé, mardi à Addis-Abeba, pour un renforcement des mécanismes de financement de l’Union africaine (UA), estimant que la réalisation des ambitions continentales passe par une mobilisation accrue des ressources. Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, a porté cette position à l’ouverture de la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’organisation panafricaine.
Face aux défis multiples auxquels le continent reste confronté, Dakar appelle à doter l’Union africaine de moyens financiers davantage en adéquation avec ses objectifs stratégiques. Lors de son intervention, le chef de la diplomatie sénégalaise a insisté sur la nécessité de trouver des solutions durables au financement du développement africain.
Selon le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang a « mis l’accent sur les enjeux du financement du développement en Afrique », appelant à « une mobilisation accrue des ressources pour permettre à l’Union africaine de mettre en œuvre ses priorités stratégiques ».
Cette rencontre ministérielle, prévue les 28 et 29 juillet dans la capitale éthiopienne, rassemble les chefs de la diplomatie des États membres autour de plusieurs dossiers majeurs liés à l’avenir de l’intégration africaine.
Les travaux portent notamment sur le suivi de l’Agenda 2063, la mise en œuvre du thème de l’année 2026 consacré à l’eau et à l’assainissement, ainsi que sur les questions relatives à la coopération régionale et au renforcement de l’action collective de l’UA.
Au-delà des questions de développement, les ministres africains doivent également examiner plusieurs rapports, dont ceux issus des travaux du Comité des représentants permanents et des engagements de l’Union africaine pour l’année 2026.
Lutte contre le terrorisme et affirmation de l’Afrique sur la scène mondiale
À l’ouverture de la session, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, a alerté sur la progression du terrorisme et de l’extrémisme violent dans plusieurs régions du continent.
Le responsable djiboutien a réaffirmé la volonté de la Commission de l’UA de s’appuyer sur les cadres multilatéraux et les partenariats internationaux pour défendre les priorités africaines à l’échelle mondiale.
Il a également exhorté les États membres à accélérer la ratification des instruments juridiques de l’organisation afin de consolider son architecture institutionnelle, tout en appelant au soutien des candidatures africaines aux postes internationaux, conformément aux décisions du Conseil exécutif.
Salla GUEYE

