Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a exhorté les autorités sénégalaises à mettre en œuvre une décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO en faveur des libertés publiques. Dans un message publié sur son compte X visité par Senego, il appelle l’État à abroger l’arrêté ministériel n°7580 du 20 juillet 2011, qui interdit les manifestations à caractère politique dans le centre-ville de Dakar.
Selon Seydi Gassama, cette mesure est contraire à la décision rendue le 31 mars 2022 par la Cour de justice de la CEDEAO. La juridiction communautaire, saisie par Amnesty Sénégal et la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH), avait estimé que cet arrêté portait atteinte aux droits fondamentaux des citoyens.
« L’État du Sénégal doit mettre en œuvre la décision de la Cour de justice de la CEDEAO du 31 mars 2022 », a écrit le défenseur des droits humains, rappelant que la juridiction avait demandé l’abrogation de ce texte réglementaire.
Toujours selon lui, la Cour avait conclu que l’arrêté ministériel violait notamment la liberté d’expression et la liberté de réunion pacifique, garanties par les textes communautaires et internationaux relatifs aux droits humains.

