Les 11 et 12 mai 2026, à Nairobi (Kenya), Emmanuel Macron et Diomaye Faye, respectivement présidents de la France et du Sénégal, ont joué ensemble au ballon en présence de certains de leurs pairs, à l’occasion du Sommet Africa Forward, dans des images commentées et abondamment relayées sur les réseaux sociaux.
Plus d’un mois après les faits, ce jeudi 25 juin, au cours de l’examen de quatre projets de loi, le député Guy Marius Sagna (majorité parlementaire) a accusé Diomaye Faye d’avoir «banalisé l’impérialisme» par son attitude, en présence de Cheikh Niang, ministre des Affaires étrangères.
«Nous pouvons jouer au football ou taper sur le même ballon avec plusieurs millions de citoyens français, mais je ne pense pas que le président de la République, Diomaye Faye, aurait dû, avec d’autres présidents africains, taper dans le même ballon que Emmanuel Macron. Ça peut être quelque chose de banal, mais on ne banalise jamais l’impérialisme. On ne banalise jamais le néocolonialisme», a dit Guy marius Sagna, toujours très critique envers la France, qu’il qualifie «d’Etat néocolonial».
Pour le député, en participant à ce Forum, Diomaye Faye a aussi été «utilisé pour une entreprise de rebranding de l’impérialisme français», à qui il reproche d’avoir «esclavagisé» et «colonisé» des millions d’Africains.
Au cours du Sommet, Macron avait affirmé que les autorités maliennes n’avaient pas pris «la meilleure décision» en exigeant le départ de l’armée française, soulignant que les offensives djihadistes en cours continuaient de fragiliser gravement ces pays. «J’en veux beaucoup à ces dirigeants (Mali, Niger et Burkina Faso). Ils ont été extrêmement offensants avec nos soldats», avait-il ajouté.
Pour Guy Marius Sagna, enfin, si le Sommet Africa Forward représente «l’impérialisme» et la Françafrique «qui refusent de mourir», Diomaye Faye ne devraient «pas accepter d’être quelque part où on critique d’autres présidents de la République» du continent africain.

