Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a exprimé son désaccord avec les amendements proposés. Après une suspension de séance, il est revenu avec ses observations générales et a rejeté les amendements parlementaires.
Selon Les Échos, le garde des Sceaux a estimé que ces modifications changeaient fondamentalement la nature du régime. Il a rappelé que la Constitution est une affaire sérieuse, qui doit être examinée avec délicatesse, et a appelé à une discussion approfondie.
Mais ses arguments n’ont pas suffi. Les députés ont voté à une large majorité les amendements proposés. Seul Abdou Mbow a voté contre.
Me Moussa Sarr a également subi un revers sur ses propres propositions. Il a notamment demandé la suppression de l’alinéa 2 de l’article 38, qui prévoit que le président de la République ne peut exercer la fonction de chef de parti politique ou de coalition de partis politiques, mais peut y occuper une fonction honorifique.
Cette demande a été rejetée par les députés.
Le ministre a aussi voulu supprimer l’alinéa 6 de l’article 42, notamment la formule “en concert avec le Premier ministre” dans l’élaboration de la politique de la Nation. Là encore, les députés ont maintenu le texte.
En revanche, Les Échos précise que le garde des Sceaux a obtenu gain de cause sur la suppression de l’article 4, acceptée par les députés.
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