Libéré grâce à une grâce présidentielle après huit ans et quatre mois passés en prison, le journaliste-écrivain René Capin Bassène a regagné son domicile de Kandialang, à Ziguinchor, dans la soirée de ce mardi 02 juin, sous les acclamations de ses proches venus de Toubacouta et des habitants de ce quartier. Ému, il a réaffirmé son innocence et rendu hommage à tous ceux qui l’ont soutenu.
ZIGUINCHOR- L’émotion était à son comble mardi soir à Kandialang. Quelques jours après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle, René Capin Bassène a effectué son retour à Ziguinchor, huit ans et quatre mois après son arrestation dans le cadre de l’affaire Boffa-Bayotte. Accueilli chaleureusement par sa famille, ses voisins et de nombreux soutiens, le journaliste-écrivain n’a pu retenir ses larmes. Lors de sa première apparition publique depuis sa libération, il a une nouvelle fois clamé son innocence, affirmant avoir été « injustement arrêté et injustement condamné ». Tout en exprimant sa compassion pour les victimes du massacre de Boffa-Bayotte et leurs familles, il a souhaité que la vérité soit un jour établie.
René Capin Bassène a également adressé ses remerciements au président de la République, Bassirou Diomaye Faye pour la grâce qui lui a permis de recouvrer la liberté, ainsi qu’à ses avocats, à la presse, à la société civile et à toutes les personnes qui ont cru en lui durant son incarcération. Très marqué par les retrouvailles avec ses enfants, dont un fils âgé de seulement trois mois au moment de son arrestation, l’ancien détenu a aussi évoqué la douleur d’avoir perdu ses deux parents alors qu’il était en prison. Entre soulagement, émotion et espoir, son retour à la maison marque la fin d’un long épisode carcéral et l’ouverture d’un nouveau chapitre de sa vie.
Gaustin DIATTA

