Le maire de la Ville de Dakar, Abass Fall, a réagi avec fermeté à la suite de l’interview accordée par le Bassirou Diomaye Faye à RTS, TFM et Walfadjri.
Dans une publication largement commentée, Abass Fall semble répondre aux propos du chef de l’État en rappelant que la figure centrale du projet politique reste Ousmane Sonko.
« Le projet s’appelle Ousmane Sonko »
« Cet homme incarne le projet : si c’est cela la personnification, alors le projet s’appelle OUSMANE SONKO », a-t-il déclaré, dans un message qui sonne comme une mise au point au sein du camp au pouvoir.
Par cette sortie, l’édile de Dakar met en avant le rôle déterminant joué par Ousmane Sonko dans la construction et l’ascension politique du parti Pastef.
Un rappel sur les années de militantisme
Abass Fall souligne également l’engagement de longue date de nombreux responsables du parti.
« Pour le reste, l’histoire sera racontée par ceux qui l’ont vécue. Nous avons fait 10 ans dans ce parti et nous en savons aussi beaucoup », a-t-il ajouté.
Une déclaration interprétée par certains observateurs comme un rappel adressé à ceux qui minimiseraient le rôle des premiers militants et compagnons de route.
« Quand il était en prison pendant 11 mois, qu’avons-nous fait ? »
Le maire de Dakar pose ensuite ce qu’il considère comme la vraie question politique :
« La seule question qu’il faut poser est la suivante : quand il était en prison pendant 11 mois, qu’avons-nous fait nous qui étions dehors pour qu’il soit président. »
Cette phrase semble mettre en lumière les sacrifices consentis par les militants durant les moments difficiles traversés par Ousmane Sonko avant l’accession au pouvoir de l’actuel régime.
Une pique finale sur les médias
Dans un post-scriptum teinté d’ironie, Abass Fall glisse une remarque sur les médias : « Moustapha Diop “Sène télé boubou!” neena lounek lagn kafoy Yakk. Télé bobou Walfadjri la toudd ! » Une allusion qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux.
Un débat relancé dans la majorité
Cette sortie d’Abass Fall intervient dans un contexte où les déclarations de plusieurs figures du pouvoir alimentent les débats sur les rôles respectifs des leaders du camp présidentiel.
Si aucune rupture n’est officiellement évoquée, ces prises de parole traduisent des sensibilités différentes au sein de la majorité.
Abdou Faty GUEYE
