L’enquête prend une tournure de plus en plus spectaculaire dans l’affaire impliquant l’animateur vedette Pape Cheikh Diallo. Selon les révélations du quotidien Libération, la Brigade de Recherches (BR) de Keur Massar mène une offensive d’envergure qui met progressivement à nu un réseau tentaculaire aux ramifications insoupçonnées.
D’après Libération, les investigations ont franchi un cap décisif avec l’arrestation simultanée de plusieurs individus considérés comme des pièces clés du dispositif. Parmi eux figure le styliste Hady Guèye, patron de la marque Ady Fashion, interpellé en même temps que cinq autres suspects. Rapidement confronté aux éléments de l’enquête, ce dernier est passé aux aveux, reconnaissant non seulement des relations intimes avec Pape Cheikh Diallo, mais également un rôle actif dans le système en place.
Toujours selon Libération, Hady Guèye agissait comme “rabatteur”, au même titre que d’autres individus identifiés sous les noms de “Steph” et Kader Dia. Leur mission présumée : faciliter les mises en relation et attirer de nouvelles recrues dans un cercle aujourd’hui au cœur des investigations judiciaires. Plus troublant encore, le styliste est soupçonné d’avoir contribué à faire basculer plusieurs jeunes tailleurs dans ce milieu, élargissant ainsi l’ampleur du réseau.
Les chiffres avancés par Libération donnent le vertige. À ce stade de la procédure, pas moins de 63 personnes ont été interpellées. Parmi elles, 13 seraient des partenaires présumés de Pape Cheikh Diallo, ce qui témoigne de la profondeur et de la complexité du dossier traité par les enquêteurs.
Autre élément marquant de cette affaire : le rôle du ressortissant français Florent Julien Michel Monneron, arrêté dès les premières heures de l’enquête. Incarcéré, il aurait livré des aveux déterminants, tout en révélant les manœuvres de certains de ses soutiens présumés, soupçonnés d’avoir tenté d’entraver ou d’influencer le cours de la justice.

