En ouvrant officiellement la Semaine nationale de la jeunesse au Stade Lat-Dior, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la centralité de la jeunesse dans le projet de transformation du Sénégal, appelant à un engagement collectif immédiat pour bâtir l’avenir du pays.
Face à des milliers de jeunes venus des quatorze régions, le chef de l’État a insisté sur l’urgence d’agir. « Le Sénégal que nous construisons ne se fera pas sans sa jeunesse. Et il ne se fera pas plus tard. Il se joue maintenant », a-t-il déclaré, soulignant le poids démographique et le potentiel stratégique de cette frange de la population. Le président a détaillé les axes prioritaires de son action depuis deux ans, notamment l’amélioration de la formation, le soutien à l’entrepreneuriat et l’ouverture de perspectives dans des secteurs porteurs.
Il a également annoncé la mise en place prochaine d’un cadre structuré permettant aux jeunes de participer directement à l’élaboration des politiques publiques.
Sur le volet des infrastructures, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant le rôle du sport comme levier d’insertion et de cohésion sociale. Il a ainsi évoqué le déploiement d’infrastructures de proximité à travers le pays, ainsi que la transformation du centre sportif de Thiès en structure de haute performance dédiée à l’élite.
Placée sous le thème « la Semaine nationale de la Jeunesse au rythme de l’olympisme », cette édition marque le retour de l’événement après plusieurs années d’interruption. Le président a salué l’engagement des acteurs impliqués, notamment la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, ainsi que le parrain de l’édition, Sadio Mané, présenté comme un modèle de discipline et de réussite.
À quelques mois des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, une première sur le continent africain, le chef de l’État a appelé les jeunes à saisir cette opportunité comme un moment d’apprentissage et de projection. Concluant son allocution sur une note de responsabilité, Bassirou Diomaye Faye a exhorté la jeunesse à cultiver l’effort, la rigueur et le sens du collectif, estimant que la transformation du pays dépend autant des politiques publiques que de l’engagement individuel. « Une part essentielle dépend de vous », a-t-il lancé, appelant à la confiance et à la mobilisation autour du projet national.
S.G

