Soixante-neuf jours après leur triomphe continental, les Lions du Sénégal ont prouvé que leur couronne africaine n’était pas usurpée.
Dans un Stade de France paré de vert, jaune et rouge, le Sénégal a parfaitement entamé sa préparation pour le Mondial 2026 en s’imposant avec autorité face au Pérou (2-0).
L’enceinte de Saint-Denis a vibré ce samedi 28 mars sous une ferveur exceptionnelle. Malgré les tensions administratives post-CAN, l’unité était totale sur la pelouse. Avant le coup d’envoi, les hommes de Pape Thiaw ont présenté le trophée remporté le 18 janvier dernier à Rabat. Menés par un Youssou Ndour magistral, les joueurs ont effectué un tour d’honneur mémorable pour célébrer ce sacre historique avec les supporters de la diaspora.
L’enseignement majeur de cette rencontre réside dans la profondeur de l’effectif. Privé des cadres tels que Sadio Mané (blessé), Kalidou Koulibaly(au repos), Edouard Mendy (au repos) ou encore Iliman Ndiaye, Pape Thiaw n’a visiblement pas souffert de ces absences. La profondeur du banc sénégalais est remarquable.
Le verrou péruvien a fini par céder
Face à un bloc sud-américain compact et rugueux, le Sénégal a dû faire preuve de patience. Si les premières banderilles des Lions ont manqué de précision, la domination sénégalaise s’est accentuée au fil des minutes. Le pressing haut et les récupérations agressives ont fini par étouffer la Blanquirroja.
La lumière est venue à la 40e minute. Sur une accélération fulgurante d’Ibrahim Mbaye côté droit, confirmant son excellente forme avec les Lions pour sa deuxième titularisation, Nicolas Jackson a surgi pour débloquer la situation. Au retour des vestiaires, c’est le plus expérimenté de la ligne offensive, Ismaïla Sarr, qui a doublé la mise, scellant définitivement une victoire logique et maîtrisée.
Avec ce succès, le Sénégal confirme son statut de leader du football africain. Même remaniée, la tanière reste quasi imprenable. L’aventure vers la Coupe du Monde 2026 ne pouvait pas mieux débuter.
Djibril DIAO

