L’Assemblée nationale du Sénégal se penche ce mardi 3 mars sur le projet de loi portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM), une réforme structurante destinée à transformer en profondeur l’architecture du paysage médiatique à l’ère numérique.
Présenté par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, le texte marque la fin programmée du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), dont le champ d’action était jusqu’ici principalement limité à la radio et à la télévision.
Le nouveau Conseil ambitionne d’instaurer une régulation transversale, centrée non plus sur les supports de diffusion mais sur les contenus eux-mêmes. Cette réforme vise à prendre en compte l’ensemble de la chaîne de valeur de l’information et de la communication : presse écrite et en ligne, chaînes de télévision et de radio, plateformes numériques et de partage, ainsi que les créateurs de contenus.
Dans l’exposé des motifs lu par Senego, l’objectif du CNRM affiché est double : renforcer la protection des droits des citoyens et des professionnels des médias, tout en garantissant la transparence et l’indépendance de la régulation, conditions indispensables pour préserver la confiance du public et répondre aux défis posés par la révolution numérique.
Avec cette réforme, le Sénégal se positionne comme un acteur moderne de la régulation des médias, capable de s’adapter aux nouvelles technologies et aux nouvelles formes de consommation de l’information.
Mouhamed DIOUF

