La flambée de violences au Moyen-Orient suscite une onde de choc diplomatique. Tandis que le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit en urgence, la Chine et la Russie dénoncent une dangereuse escalade et appellent à un cessez-le-feu immédiat, sur fond de mises en garde de l’Onu et de l’Aiea contre un embrasement aux conséquences régionales.
Les réactions internationales se multiplient après la brusque montée des tensions au Moyen-Orient. Le secrétaire général de l’Organosation des Nations Unies (Onu) , Antonio Guterres, a condamné « l’escalade militaire » en cours et appelé à « l’arrêt immédiat des hostilités ».
D’ailleurs, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir en urgence samedi à 21H00 GMT pour examiner la situation, rapporte l’Afp.
De son côté, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a exhorté les parties à « éviter tout risque pour la sécurité nucléaire des populations », soulignant les dangers d’un embrasement autour d’installations sensibles.
Au même moment, Moscou a vivement dénoncé une « aventure dangereuse » susceptible de plonger la région dans une « catastrophe ». La diplomatie russe accuse les États-Unis de chercher à « détruire » un gouvernement ayant « refusé de se soumettre au diktat de la force et à l’hégémonisme ».
L’ancien président russe Dmitri Medvedev a estimé que Washington avait montré son « vrai visage ».
Pékin a également pris position. Le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé à « un cessez-le-feu immédiat » et encouragé « la reprise du dialogue ». Les autorités chinoises ont insisté sur le respect « de la souveraineté nationale, de la sécurité et de l’intégrité territoriale de l’Iran ».
En Europe, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exhorté toutes les parties à « la plus grande retenue », tout en condamnant les « attaques injustifiables » attribuées à l’Iran contre les Émirats arabes unis.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a plaidé pour la « protection des civils » et le respect du droit international humanitaire, annonçant la convocation d’une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’UE dimanche.
À Londres, le gouvernement britannique a dit ne pas vouloir voir la crise « dégénérer en un conflit régional plus large ». Le Premier ministre Keir Starmer a toutefois confirmé la participation d’avions de combat britanniques à des « opérations défensives régionales coordonnées », jugeant l’opération israélo-américaine « conforme au droit international ».
La réunion d’urgence du Conseil de sécurité s’annonce déterminante, alors que les appels à la désescalade se heurtent à des positions diplomatiques de plus en plus tranchées.
Salla GUEYE

