La crise universitaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) s’est intensifiée ce dimanche 22 février 2026 avec un échange de communiqués entre le Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) et le Collectif des amicales.
Quelques heures après la publication du communiqué du COUD annonçant la réouverture progressive des six campus sociaux à partir du 26 février, le Collectif des amicales a réagi pour dénoncer ce qu’il qualifie de « logique d’imposition de décisions ».
Dans son texte, la structure estudiantine, qui se présente comme l’organe suprême de représentation des étudiants, affirme que plusieurs rencontres ont été tenues sans la participation de la communauté universitaire. Elle critique également la décision de rouvrir les campus en excluant les pavillons B et F, où résidaient plus de 2 000 étudiants, invoquant une rupture d’égalité.
Des revendications maintenues
Le Collectif des amicales réclame la levée des suspensions frappant les amicales, qu’il juge illégales ; la réouverture des assises afin d’engager des discussions « sincères » sur les réformes ; la prise en charge des blessés ainsi que la réouverture de tous les pavillons.
Les étudiants indiquent par ailleurs suivre de près les enquêtes relatives au décès de leur camarade Abdoulaye Ba, un dossier sensible dans le contexte actuel.
Dialogue conditionné
Tout en réaffirmant son ouverture au dialogue, le Collectif précise qu’il n’acceptera pas « l’imposition d’une pensée unique » et appelle les étudiants à attendre son communiqué officiel avant tout retour dans les campus.
De son côté, le COUD, dirigé par le Dr Ndéné Mbodji, maintient sa décision de rouvrir les résidences universitaires de manière progressive, en appliquant strictement les recommandations issues des Assises de l’université de 2023 et en interdisant toute activité politique ou à connotation ethnique ou régionaliste.
Diéry DIALLO

