Dans le programme pour l’équité territoriale, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a posé la première pierre de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) Industries de Bandafassi. D’un coût de 9 milliards de FCfa, cet établissement de formation professionnelle qui sera bâtie sur une superficie de 20 hectares, vise à favoriser l’exploitation des potentialités économiques de la zone.
Après Salémata, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu à Bandafassi. Dans cette localité, il a procédé à la pose de la première pierre de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) Industries. L’établissement aura pour vocation de déployer des formations, des unités industrielles de production, avec un système de financement et de suivi de l’insertion professionnelle. L’idée est de développer davantage l’enseignement supérieur, mais également de faire de l’employabilité une réalité dans la zone. Les filières et secteurs concernés sont les mines, les ressources naturelles, l’agriculture biologique, la foresterie, l’élevage, l’écotourisme et l’hôtellerie. Le programme prévoit également la mise en place de petites unités industrielles d’assemblage et de valorisation de systèmes solaires.
Implantée sur une assiette foncière de 20 hectares, cette Isep représente un investissement de 9 milliards de FCfa. Pour le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ce projet s’inscrit en droite ligne de la doctrine de territorialisation des politiques publiques, qui vise à garantir la justice et l’équité. Il y voit également un levier pour développer l’économie sociale et solidaire et réduire la pauvreté. « Dans le déploiement du savoir et de la formation professionnelle, l’année 2026 a été déclarée année de l’économie sociale et solidaire, mais aussi l’année de la jeunesse. Quand on parle d’économie sociale et solidaire, on parle de formation et d’auto-emploi. On pense également au financement et à la transformation des produits générés dans les différents territoires.
L’Isep de Bandafassi répond à ce besoin d’articulation entre les ressources des terroirs, la formation, l’insertion professionnelle et l’auto-emploi », a souligné le chef de l’État. Ainsi, il s’est engagé à poursuivre le programme afin d’étendre ses bienfaits sur l’ensemble du territoire national. « Nous encourageons le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en rapport avec ses services, à poursuivre cette dynamique avec les huit nouveaux Isep prévus dans les différentes localités sélectionnées », a ajouté le chef de l’État. À l’en croire, l’orientation est claire : « il s’agit de préparer ceux qui sont formés à servir principalement dans les domaines correspondant à leurs filières, afin que les jeunes de la région de Kédougou puissent étudier ici, recevoir une formation professionnelle qualifiante ici et travailler ici, en valorisant le potentiel local qui sera renforcé ».
Par Demba DIENG (Envoyé spécial) et Amadou DIOP (Correspondant)

