Invité de l’émission « Jury du Dimanche » ce 1er février 2026, l’économiste et enseignant-chercheur Souleymane Astou Diagne a dressé un bilan sans concession de l’année 2025. Pour le Dr Diagne, l’année 2025 restera marquée comme celle de l’asphyxie. L’économiste pointe directement du doigt les choix stratégiques du gouvernement, qualifiés d’« énormes erreurs ». Selon lui, trois facteurs majeurs ont précipité cette chute : L’arrêt brutal des chantiers du BTP (un coup d’arrêt qui a paralysé tout un pan de l’activité nationale), une pression fiscale démesurée (utilisée comme un instrument de coercition plutôt que de relance), le climat des affaires délétère, (l’emprisonnement de capitaines d’industrie et un discours politique « non apaisé » ont fait fuir les investisseurs). Le résultat est sans appel : une contraction du Produit Intérieur Brut (PIB) sans précédent et une dette publique qui explose, les estimations oscillant désormais entre 119 et 132 du PIB. Si 2025 fut difficile, l’année qui s’ouvre s’annonce tout aussi périlleuse. L’expert souligne que le contexte international ne jouera pas en faveur du Sénégal. L’arrestation de Nicolas Maduro au Venezuela début janvier et le pivot agressif de l’administration Trump vers le Moyen-Orient créent une instabilité mondiale qui pèsera lourdement sur l’économie locale. « 2026 sur le plan économique sera compliqué par rapport à l’environnement international. Elle n’inaugure rien de bon », prévient-il. Malgré ce tableau sombre, l’enseignant-chercheur esquisse une piste de sortie de crise. Pour inverser cette « dynamique chaotique », le gouvernement doit impérativement changer de posture. La priorité absolue, selon le Dr Diagne, ne réside pas uniquement dans les chiffres, mais dans l’humain et la psychologie des marchés : « Il faut commencer déjà par restaurer la confiance ».
Ibrahima Mansaly
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