La tension est vive à l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK), la principale université publique numérique du Sénégal, anciennement Université virtuelle du Sénégal, fondée en 2023, pour démocratiser l’enseignement supérieur par le numérique. La Fédération nationale des étudiants de l’établissement (ENE-UNCHK) a annoncé le déclenchement d’un mouvement de grève de quarante-huit heures, à compter d’hier jeudi 29 janvier, renouvelable si aucune réponse satisfaisante n’est apportée à leurs revendications.
Depuis hier, jeudi 29 janvier, les étudiants de L’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN – CHK) ont entamé une grève de quarante-huit heures, a annoncé la Fédération nationale des étudiants de l’UN-CHK. Afin de protester contre les « lenteurs administratives », « l’absence de calendriers académiques réguliers », « les retards dans le versement des bourses ».
La Promotion 13 est particulièrement affectée, ses membres se disant privés d’outils de travail essentiels, ce qui entrave leurs conditions d’apprentissage et compromet l’organisation des enseignements. Mais la Fédération précise que l’ensemble des promotions de l’université est concerné par ces dysfonctionnements, qui, selon alles, « affectent la qualité de la formation et remettent en cause l’équité entre les étudiants ».
Face à cette situation, la Fédération appelle à une mobilisation générale de la communauté estudiantine, estimant que seule une action collective permettra d’obtenir des réponses « claires » et des solutions « concrètes ». « La réussite de cette action dépend de l’engagement collectif », indique le communiqué diffusé par les organisateurs du mouvement.
Pour donner de la visibilité à leur mouvement, les étudiants ont annoncé la fermeture de tous les espaces ENO durant la période de grève et préviennent que « des actions de visibilité et de sensibilisation seront également menées pour faire entendre la voix des étudiants ».
Malgré le mot d’ordre, les grévistes affirment privilégier une « démarche responsable et pacifique ». Ils appellent à l’ouverture immédiate de discussions avec les autorités universitaires et les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, espérant aboutir à des solutions « concrètes » pour remédier aux dysfonctionnements persistants qui menacent le bon déroulement de l’année universitaire.
Parmi les points de blocage fréquemment dénoncés figurent notamment l’arrêt prolongé des cours, l’absence d’un calendrier académique clairement défini et les retards dans l’inscription administrative, autant d’éléments qui affectent négativement la progression des étudiants dans leur cursus et alimentent un sentiment d’injustice et de frustration.
M Djigo

