Le Réseau des Femmes Jiguënu Sénégal Jokk Jotna de Touba se lance dans la commercialisation des produits halieutiques pour renforcer l’autonomisation des femmes. Mercredi dernier, au complexe communal de Mbacké, elles ont lancé ce projet et sollicité des financements auprès des autorités étatiques.
Des crevettes, huîtres, poissons séchés ou fumés, entre autres produits provenant de la mer, étaient en vedette dans la salle multifonctionnelle du complexe communal de Mbacké mercredi dernier. Les femmes du Réseau Jiguënu Sénégal Jokk Jotna de Touba veulent miser sur la commercialisation de ces produits halieutiques pour accéder à leur autonomie financière tant convoitée dans le département de Mbacké.
La présidente Khady Diop est convaincue que ce projet de commercialisation des produits halieutiques va booster l’autonomisation des femmes à Mbacké et particulièrement dans la ville de Touba. Raison pour laquelle, selon elle, le réseau a choisi de se lancer dans ce commerce car les produits halieutiques sont des incontournables dans nos plats quotidiens. Elle cite ainsi poisson fumé, séché, crevettes, huîtres…
Pour assurer la disponibilité des produits, le réseau a mis en place une boutique à Touba pour fournir à ses membres qui doivent en retour payer. Elle invite toutes les femmes à se joindre à l’aventure. «Toute femme qui s’active dans la commercialisation de ces produits aura certainement des revenus », souligne-t-elle, précisant que ce commerce est rentable vu la demande constante pour ces produits dans nos cuisines.
Saisissant cette opportunité, la présidente du Réseau des Femmes Jiguënu Sénégal Jokk Jotna a déploré les difficultés rencontrées par les femmes de Touba pour obtenir des financements. Selon Khady Diop, plusieurs demandes de financement ont été adressées à la Der/Fj et au Fongip, mais restent sans réponse positive.«Je n’ai jamais eu de retour sur mes demandes de financement», déplore-t-elle, précisant qu’elle a toujours sollicité l’appui de ces structures au nom du réseau, ce qui les pousse à se tourner vers les structures de microfinancement.
Elle invite donc les autorités à revoir le fonctionnement de ces structures de financement, rappelant que c’est un problème récurrent qui date des régimes précédents.
Birane Diop, correspondant

