L’histoire retiendra cette date gravée à jamais dans la légende du football africain : le Sénégal a conquis sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations en s’imposant 1-0 face au Maroc, au terme d’une finale étouffante et majestueuse à Rabat.
Un triomphe écrit en lettres d’or, scellé par un nom, un geste, un symbole : Pape Guèye, auteur du 100e but du Sénégal dans l’histoire de la CAN.
Ce but, survenu après prolongation, n’est pas qu’un simple éclair dans la nuit marocaine. Il est l’aboutissement d’une génération qui a transformé la promesse en héritage, la force en sagesse. En trois buts durant la compétition, le milieu de terrain marseillais a brillé par sa justesse, son intelligence et son cœur. Mais ce troisième but-là, celui de la délivrance, restera le plus grand — celui qui unit un peuple, une histoire et un rêve partagé depuis des décennies.
Face à un Maroc valeureux, les Lions de la Téranga ont confirmé leur statut de géants du continent. Solides, inspirés, conquérants, ils ont maîtrisé leur sujet du début à la fin du tournoi, inscrivant 13 buts, la deuxième meilleure attaque de cette CAN 2025. Portés par une défense impériale et un milieu d’acier, les hommes de Pape Thiaw ont imposé leur loi avec une maturité rare.
Et comme pour refermer le plus beau des chapitres, Sadio Mané a été sacré meilleur joueur du tournoi. Une distinction qui sonne comme un adieu royal pour celui qui aura tout donné à sa sélection, de la douleur de 2019 à la gloire de 2022 et 2025.
Cette CAN 2025 n’est pas seulement un titre. C’est une renaissance nationale, une consécration générationnelle, une empreinte indélébile sur le continent.
Le Sénégal, plus que jamais, s’assoit à la table des grandes nations africaines. Et dans les mémoires, une image demeure : celle de Pape Guèye, les bras levés vers le ciel de Rabat, célébrant le but du siècle, le 100e, celui de l’éternité.
Par Cheikh Gora DIOP, envoye spécial à Rabat (Maroc)

