Le processus de refondation du système éducatif sénégalais s’inscrit comme l’un des chantiers majeurs engagés par l’État pour accompagner la transformation structurelle du pays.
Lors de la rentrée solennelle de l’Inspection générale de l’éducation et de la formation (IGEF), le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a décliné les principaux enjeux de cette réforme d’envergure.
Selon le ministre, la démarche en cours va au-delà d’une simple révision des programmes scolaires. Elle vise une refondation globale du système éducatif, appelée à répondre aux attentes des populations en matière de justice sociale, de souveraineté, de dignité et de prospérité. L’école, a-t-il souligné, constitue un levier central dans la construction du capital humain et dans la réussite du projet national de transformation.
Dans cette dynamique, l’État a mis en place un Comité scientifique chargé de la refondation curriculaire, composé d’universitaires, d’experts, de représentants de la société civile et d’anciens responsables publics. Cette diversité, selon M. Guirassy, garantit une approche inclusive et rigoureuse, fondée sur l’expertise et le dialogue.
Le ministre a également insisté sur le rôle stratégique de l’Inspection générale de l’éducation et de la formation, appelée à accompagner et à sécuriser les réformes à travers le contrôle, l’évaluation et l’amélioration continue de la qualité du système éducatif.
Par ailleurs, une plateforme participative dénommée « la Voix de l’École » a été lancée afin de recueillir les contributions des citoyens et des acteurs de l’éducation. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’État de bâtir une réforme partagée, nourrie par les expériences et les attentes du terrain.
Pour Moustapha Mamba Guirassy, l’avenir du Sénégal se joue en grande partie dans l’école, et la refondation engagée devra permettre d’adapter le système éducatif aux défis contemporains tout en renforçant son ancrage dans les valeurs nationales.

