« L’objectif a été atteint. On s’attendait à un match très engagé de l’équipe malienne qui a ses qualités, qui nous a posés des problèmes. Mais nous, on voulait être vraiment patients et attendre le bon moment pour leur faire mal. Il faut féliciter les Maliens qui ont joué à 10 contre 11 et ils nous ont posé énormément de problèmes. À la fin, si on était plus lucides, on aurait pu mettre é ou 3-0. Mais le plus important était de se qualifier.»
Encore des occasions vendangées
« Des regrets ? Non ! On passe quand même. Mais c’est sûr que ce sont des choses à rectifier, ces occasions manquées. Ils sont conscients de cela. Il faut les féliciter, les laisser se reposer. L’objectif est d’aller jusqu’au bout. Il nous reste 1 match ici, à Tanger. On s’était dits qu’on voulait faire minimum les 7 matchs ici. On va continuer à travailler et espérons que la prochaine fois, on aura plus d’efficacité et de réussite pour marquer plus de buts.»
Absence de Nicolas Jackson
«Ce n’est pas une punition pour le joueur (Nicolas Jackson). C’est un choix du coach. Après, il n’y a pas un joueur qui aime sortir. J’ai été attaquant. Mais il est là, dans un bon état d’esprit. Je pense qu’il pourra nous faire gagner lors des prochains matchs.»
Une qualification en demies et 5 cartons jaunes
«Pour les cartons, j’aurai préféré en sortir sans prendre des cartons. Mais, je confirme que j’ai 28 titulaires. Quand ils doivent prendre des cartons, ils les prendront. Ils sont tous concernés, déterminés. Je préfère avoir des problèmes de choix plutôt qu’ils soient suspendus. Le plus important, c’est le collectif.»
Ce que ma mère m’a toujours dit
«Je pense que ma mère, là où elle est (décédée), elle doit être fière de ce que son fils à réaliser. N’importe quel parent serait très fier. Espérons qu’on va continuer. Elle me disait que dans la vie, tout est éphémère, qu’il faut toujours rester soi-même, garder son éducation car la vie ne tient à rien. Pour moi, il faut donner aux gens ce qu’ils méritent, du respect. L’humilité, j’en remercie papa et maman.»
Côte d’Ivoire ou Égypte, pas de choix
«Il y a la Côte d’Ivoire qui a un match difficile demain (contre l’Égypte). On verra contre qui on va tomber. Je ne pense pas que ça sera une revanche car en 2024, c’était en huitième de finale. Là, on est en demi-finale. Le match non plus ne se jouera pas en Côte d’Ivoire. Ça sera ici à Tanger. Notre objectif est de remporter ce trophée. Donc, peut être importe l’adversaire ».
Gagner sans convaincre
« On aurait dû tuer le match mais si je gagne les autres matchs qui restent par 1 à 0, je signe. C’est sûr et certain. Après, ce sont des choses à corriger. On continue la compétition. Plus le tournoi avance, plus c’est dur de se créer des occasions. Mais comme j’ai dit, le plus important était de se qualifier. S’ils ont choisi d’être attaquants, c’est qu’ils veulent marquer des buts. Mais au football, le dernier geste appartient au joueur.»
Par Abdoulaye THIAM
(Envoyé Spécial)

